ANPN : les écogardes du Gabon privés de salaire depuis 5 mois

Une fois de plus, les écogardes de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) ont traversé les fêtes de fin d’année sans percevoir leurs salaires. Une situation devenue récurrente, dénoncée avec vigueur par le Syndicat National des Écogardes du Gabon (SYNEG), qui y voit une injustice sociale profonde et un mépris à l’égard de ces acteurs clés de la conservation de la biodiversité.

 

Dans une déclaration publique, Hugues Stéphane Ekome Ekomie, Secrétaire général adjoint du SYNEG et agent de l’ANPN, tire la sonnette d’alarme. Il rappelle que ces hommes et femmes, engagés quotidiennement sur le terrain pour la protection de la faune et de la flore gabonaises, vivent dans une précarité persistante, en dépit des décisions prises par les plus hautes autorités de l’État sur leur situation administrative.

 

 

Jour et nuit, souvent au péril de leur vie, les écogardes patrouillent dans les aires protégées du pays. Ils constituent la première ligne de défense contre le braconnage, l’exploitation illégale des ressources naturelles et les atteintes à l’écosystème national. Pourtant, ces « soldats de la conservation » peinent à subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles.

« Le salaire n’est ni une faveur ni un privilège. C’est un droit fondamental », martèle le SYNEG. Priver des agents publics de leur rémunération pendant plusieurs mois relève, selon le syndicat, d’un mépris social grave, d’autant plus que la restauration de la dignité des Gabonais figure parmi les engagements majeurs du Président de la République dans le cadre de la Vᵉ République.

 

Les répercussions de cette situation sont alarmantes : incapacité de se soigner, difficultés à payer les frais de scolarité des enfants, loyers impayés, endettement croissant. Certains écogardes totalisent jusqu’à cinq mois d’arriérés de salaire, quand d’autres restent sans rémunération depuis un mois, sans la moindre explication officielle. À cela s’ajoute le caractère dérisoire des salaires perçus, jugés insuffisants au regard des risques encourus et des missions confiées.

 

 

Face à cette crise sociale, le SYNEG exige le paiement immédiat et intégral des salaires dus, des explications publiques et transparentes de la part des autorités compétentes, ainsi que la fin de pratiques qualifiées d’humiliantes à l’égard des écogardes.

 

Le syndicat insiste également sur l’importance de la communication institutionnelle. « La communication est un outil essentiel de transparence et de confiance », souligne Hugues Stéphane Ekome Ekomie, estimant qu’il est indispensable que le personnel de l’ANPN sache pourquoi les fêtes de fin d’année sont passées « comme une lettre à la poste », sans possibilité de célébration pour de nombreuses familles.

 

 

La situation est officiellement portée à l’attention de la Présidence de la République, du Gouvernement de la Vᵉ République, des ministères en charge des Eaux et Forêts et de la Défense, ainsi que de la direction générale de l’ANPN. Pour le SYNEG, il est urgent que des mesures concrètes soient prises afin de restaurer la dignité de ces acteurs essentiels de la conservation et de garantir la crédibilité de la politique environnementale du Gabon.

À l’ère de la Vᵉ République, conclut le syndicat, « une telle situation ne saurait être tolérée ».



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...

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