Devant l’état de délabrement avancé de la route reliant Mabanda au village Panza, les membres du Conseil Départemental et de la Mairie se sont mobilisés ce jeudi 15 janvier 2026. Armés de pelles et de bonne volonté, ils ont entrepris des travaux d’urgence pour maintenir la circulation sur ce tronçon vital.
Le constat est amer mais la réaction est exemplaire. Entre Mabanda et le village Panza, sur l’axe menant à Nyali, la route ne tenait plus qu’à un fil. L’érosion galopante et la formation de bourbiers béants menaçaient de couper définitivement le trafic, isolant ainsi des centaines de familles et paralysant les échanges commerciaux de la zone.
Face à cette urgence, les autorités locales du département de la Doutsila n’ont pas attendu les grands engins de travaux publics. Dans un élan de pragmatisme et de solidarité, une opération de « colmatage » a été lancée pour sauver ce qui peut encore l’être.
L’image est forte : des élus, habituellement installés dans leurs bureaux, sur le terrain, pelles à la main. Accompagnés de volontaires, deux adjoints au maire de la commune de Mabanda et les deux vice-présidents du Conseil Départemental de la Doutsila ont personnellement pris part aux travaux.
Le dispositif logistique, bien que modeste, a permis d’amorcer un changement visible :
Matériel utilisé : Un camion de type Canter et des pelles manuelles.
Action : Collecte et transport de cailloux pour remblayer les zones critiques et les brèches créées par l’érosion.
Avec pour objectif d’empêcher la rupture totale de la chaussée et stabiliser les points de passage les plus périlleux pour les véhicules légers et les transporteurs.
Pour les usagers de cet axe, ce geste est une bouffée d’oxygène. « Nous voyons enfin des responsables qui se soucient de notre quotidien. Ce n’est peut-être pas du goudron, mais cela nous permet de continuer à circuler sans craindre de rester bloqués dans la boue pendant des heures », confie un riverain.
Si les moyens déployés sont qualifiés de « dérisoires » au regard de l’ampleur du chantier routier national, l’impact psychologique et social est immense. Cette initiative témoigne d’une volonté politique de proximité, où l’élu se fait l’ouvrier de sa propre localité pour parer au plus pressé.
Au-delà de l’aspect technique, cette opération « boucher les bourbiers » sonne comme un cri de détresse constructif. En prenant les devants, les élus de la Doutsila et de la mairie de Mabanda rappellent que l’entretien des infrastructures rurales reste le nerf de la guerre pour le développement local.
En attendant une intervention plus structurante des services des Travaux Publics, le trafic reprend timidement entre Mabanda et Panza. Grâce à la sueur de ses élus, la Doutsila refuse pour l’instant de se laisser couper du reste du pays.
Cette action de terrain pose une nouvelle fois la question de l’allocation des ressources pour l’entretien routier dans l’arrière-pays, où la résilience des populations et des élus locaux semble être le dernier rempart contre l’enclavement.
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