Ce samedi 17 janvier, l’esplanade du stade d’Awendjé à Libreville vibrait d’une détermination froide. Des milliers d’enseignants, réunis par le collectif SOS Éducation, ont voté à l’unanimité la poursuite de leur grève. Leur slogan, martelé comme un cri de guerre, résume une impasse : « No money, no school ». Derrière cette formule brutale, c’est tout un corps professionnel qui clame que sa dignité a un prix, et qu’il est grand temps de le payer.

L’atmosphère était tendue, électrique. La base, lasse des promesses, a parlé d’une seule voix. Le gouvernement avait pourtant annoncé des avancées : l’octroi prioritaire de 300 postes budgétaires, avec une projection à 1 700, et la régularisation de 3 000 à 10 000 situations administratives d’ici mai 2026. Des propositions qualifiées de « dérisoires » et de simples « effets d’annonce » par les grévistes. Face à plus de 27 000 situations en souffrance, l’offre de 4 000 postes a été perçue comme une provocation.

Cette assemblée était aussi une réponse aux pressions. Honorine Angue Mintsa, figure du mouvement, a dénoncé avec véhémence les intimidations et les tentatives de division : « La dignité n’a pas de prix… Il ne faut pas qu’on arrête de faire que lorsqu’on arrête un ou deux, on reste à la maison parce qu’on a peur. Il faut qu’on sorte ». Un autre enseignant a renchéri, fustigeant ces « menaces deux balles » qui ne fonctionnent qu’avec ceux qui ne sont pas « ancrés » dans la lutte. La peur a changé de camp.


La grève ne naît pas d’un caprice. Elle est l’aboutissement d’une « pathologie sociale » ancienne, selon les mots de la sénatrice Nadia Christelle Koye. Les revendications, inchangées, sont le catalogue d’une précarité organisée :
· La fin du pré-salaire, ce statut synonyme d’insécurité financière permanente.
· La régularisation immédiate de toutes les situations administratives, avec effet rétroactif, pour des milliers d’enseignants, bénévoles ou sortants des grandes écoles.
· Le paiement sans délai de tous les rappels de solde et vacations dues, parfois attendus depuis des années.
· Une revalorisation significative des primes (logement, transport, éloignement), face à un coût de la vie qui grignote un salaire déjà faible.

Comme le résume un enseignant : « Ventre affamé n’a point d’oreille. Si je ne suis pas bien rémunéré… comment pourrais-je être productif ? ». Le mouvement SOS Éducation, né pour « rendre le pouvoir à la base », insiste : il ne s’agit plus de négocier des détails, mais d’obtenir une satisfaction totale.

Le dialogue semble rompu. Les enseignants estiment qu’il n’y a « eu aucune négociation » valable, dénonçant des pourparlers avec des représentants qu’ils jugent illégitimes ou « traîtres ». Ils rejettent catégoriquement la récente « note de mission » gouvernementale visant à contrôler la reprise des cours, y voyant une stratégie de « surveillance et de culpabilisation » au lieu de s’attaquer aux causes du problème.

Désormais, le regard se tourne vers la plus haute autorité. La demande est claire et unanime : une audience directe avec le Président de la République. « Le président est l’instance décisionnelle puissante et suprême… Il est désormais temps qu’il s’en saisisse de cette question », a lancé un orateur. L’appel est à la responsabilité : « Monsieur le Président, votre gouvernement… nous a montré ses limites… Il revient à vous de trancher ».
En attendant cette réponse, les salles de classe publiques resteront vides ce lundi 19 janvier. Le mouvement, suivi dans toutes les provinces comme le Woleu-Ntem, est plus solide que jamais. Les enseignants demandent aux parents de garder les enfants à la maison, sachant que chaque jour de grève rapproche le spectre d’une « année blanche ». Mais pour eux, le risque est désormais moindre que celui de voir s’éterniser une vie professionnelle sans dignité. Leur combat, au fond, est devenu une leçon grandeur nature : celle de la valeur d’un engagement et du prix de sa propre considération.
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