L’Union des Républicains naît dans l’ambition de peser sur la Ve République

La salle de l’immeuble Arambo a vibré samedi aux couleurs d’un nouvel acteur politique. Devant plusieurs centaines de militants, parlementaires et représentants de formations alliées, l’Union des Républicains (UDR) a tenu son congrès constitutif, affichant d’emblée ses ambitions et sa ligne : soutenir le président Brice Clotaire Oligui Nguema, structurer une alternative crédible et, à terme, conquérir le pouvoir.

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C’est dans une atmosphère empreinte de solennité et de ferveur militante que l’UDR a officiellement vu le jour ce samedi à Libreville. Un moment que les organisateurs n’ont pas hésité à qualifier d’« historique », tant il marque, selon eux, un tournant dans le paysage politique gabonais en pleine reconfiguration institutionnelle. Au cœur des discours : la volonté de rompre avec les pratiques du passé, de porter un projet collectif ancré dans les valeurs républicaines, et de se positionner comme un partenaire loyal du chef de l’État dans la construction de la Ve République.

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Dès les premières prises de parole, le ton était donné. Le représentant de la jeunesse de l’UDR a frappé fort, refusant la posture complaisante qui consiste à cantonner les jeunes au rôle de spectateurs. « Jeunesse, assez de la politique sans nous », a-t-il lancé, martelant que les jeunes ne sont pas « l’avenir », mais bien « les acteurs du présent ». Un discours volontariste qui résonne dans un contexte où la mobilisation des nouvelles générations devient un enjeu central pour tout parti qui aspire à la légitimité. Appelant à la créativité et à la solidarité, il a invité ses pairs à s’impliquer pleinement dans les instances décisionnelles pour « construire ensemble un avenir juste, durable et solidaire ».

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Mme Ovono, au nom des militantes de l’UDR, a poursuivi dans cette même veine mobilisatrice. Souhaitant « bonheur et pleine santé » à l’assistance, elle a rappelé que « les partis restent les véritables vecteurs de démocratie », réaffirmant ainsi la conviction du nouveau parti dans le jeu institutionnel. Dans une formule qui se voulait rassembleuse, elle a déclaré vouloir « construire des ponts et non des murs », avant de réitérer le soutien de l’UDR à l’action de « Son Excellence Brice Clotaire ». Son appel était clair : « À toutes les femmes, mobilisez-vous sur le terrain » pour garantir l’émergence du parti. Une stratégie qui mise sur l’ancrage local et la présence active des militantes dans les quartiers et les provinces.

 

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La représentante des formations alliées, Claudine Mavioga Ayo, a quant à elle inscrit la naissance de l’UDR dans une démarche de reconstruction politique, particulièrement après les tensions observées lors des élections locales de 2025 au Komo-Océan. « Ce moment engage notre responsabilité devant le peuple et devant l’histoire », a-t-elle affirmé, insistant sur le fait que ce projet procède « d’une volonté de construire, et non de rompre pour rompre ». Elle a également rappelé que « la politique n’est pas une addition d’intérêts personnels, mais une vision et une méthode au service de la nation ».

Un discours de principe qui entendait replacer le débat d’idées au cœur de l’action publique, tout en appelant à l’adhésion au Conseil National de la Démocratie, décrite comme un « devoir démocratique ». Enfin, elle a exhorté les responsables politiques à la légalité, à la cohérence et à l’humilité, rappelant que « le pouvoir est une mission, jamais une propriété ».

 

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Le secrétaire général de l’UDR, Martial Idoundou, a tenu à justifier le choix du terme « Union » dans l’appellation du parti. « L’union, c’est bien ce qu’il faut en permanence au Gabon et aux Gabonais », a-t-il expliqué, en référence directe à la devise nationale. Loin de voir dans cette création une inflation partisane, il a présenté l’UDR comme « une force de proposition », appelant à un débat politique « frappé au coin de la courtoisie ». Mais c’est surtout sur le plan stratégique que son intervention a marqué les esprits. Assumant pleinement la ligne pro-présidentielle, il a déclaré sans détour : « L’UDR se tient aux côtés du président de la République ». Plus encore, il a annoncé que le parti ne présentera pas de candidat à la présidentielle de 2032 si Brice Clotaire Oligui Nguema brigue un second mandat. « Il peut compter sur le soutien sans ambiguïté et sans condition de l’UDR », a-t-il martelé.

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L’apothéose de cette journée fondatrice fut l’installation officielle de Joël Pono Opapé à la présidence de l’UDR, dans un cérémonial empreint de tradition. Acceptant son investiture avec « humilité et responsabilité », le nouveau président a rappelé que « la majorité des 10 000 adhérents de notre nouveau parti sortent de l’UPR », justifiant cette mutation par la volonté de mettre fin aux dérives internes et aux « tripatouillages des statuts ». Fort de son expérience politique, il s’est dit « prêt et bien outillé » pour accompagner le pays dans cette phase de transition institutionnelle.

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Sur le fond, Joël Pono Opapé a esquissé une vision réformiste, notamment en matière d’éducation. Il a proposé de transférer aux collectivités locales, « avec les moyens et les compétences », la gestion des établissements scolaires, afin de « sectoriser les problèmes et d’éviter les influences politiques nationales ». Une idée qui, si elle était mise en œuvre, bouleverserait l’architecture éducative du pays.

 

Mais c’est surtout sur le plan électoral que l’ambition du parti s’est exprimée avec le plus de netteté. À court terme, l’UDR entend récupérer les anciens militants de l’UPR et s’implanter sur l’ensemble du territoire. À moyen terme, l’objectif est clair : « 50 élus nationaux et 250 élus locaux d’ici 2030 ». Et à long terme, l’horizon présidentiel se dessine déjà : « En 2039, l’UDR doit avoir son candidat à l’élection présidentielle », a affirmé Joël Pono Opapé, convaincu que cela est possible « si l’on croit, si l’on travaille et si l’on obtient la confiance des Gabonais ».

 

 

Une naissance, donc, mais surtout une feuille de route. L’Union des Républicains entre en scène avec des objectifs chiffrés, une ligne politique assumée et la volonté de peser durablement sur la vie publique gabonaise. Reste à savoir si cette ambition trouvera écho auprès des électeurs.



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