Libreville, capitale de l’électron sans frontière

Sous le ciel généreux de Libreville, une grand-messe de l’énergie s’est ouverte ce mercredi. La 27e session du conseil de direction du Pool Énergétique de l’Afrique Centrale (PEAC) a réuni les principaux acteurs du secteur, venus de toute la sous-région, pour poser les jalons d’un avenir commun. Plus qu’une simple réunion technique, cette cérémonie d’ouverture a été le théâtre d’une ambition clairement affirmée : faire de l’intégration énergétique une réalité tangible pour les populations.

 

IMG 20260305 WA0326

Dès les premiers mots, l’édile de la capitale gabonaise, Pierre Matthieu Obame Etoughé, a planté le décor avec une ferveur communicative. Accueillant les délégations, il a rappelé le poids concret de l’énergie dans le quotidien des Gabonais. « En tant que maire de la capitale, je mesure quotidiennement l’impact direct de l’énergie sur la vie de nos concitoyens dans nos hôpitaux où elle sauve des vies, dans nos écoles où elle éclaire le savoir, dans nos petites et moyennes entreprises où elle soutient l’emploi », a-t-il déclaré, reliant ainsi les enjeux techniques aux réalités humaines. Il a salué une vision où l’énergie n’est plus « une commodité, mais un levier de progrès social ».

 

IMG 20260305 WA0329

Cette vision, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, l’a incarnée avec une conviction qui a traversé la salle. Pour lui, le symbole le plus fort de cette dynamique n’est pas un gigawatt produit, mais un simple fait divers géopolitique : l’électron qui, désormais, ignore les postes-frontières. « Au jour d’aujourd’hui, l’électron qui part de Guinée-Equatoriale se balade dans les ménages gabonais. Donc l’électron n’a pas de barrière. C’est aussi la preuve que la mutualisation de nos ressources est la réponse la plus efficace sur le plan énergétique. L’intégration sous-régionale se mesure à l’ampoule qui s’éclaire de part et d’autre dans chacun des foyers », a-t-il lancé, sous les regards approbateurs des délégations. Le projet d’électrification transfrontalière entre le Gabon et la Guinée-Equatoriale, passé de 2 à 5 mégawatts, est ainsi érigé en modèle pour le reste de la région.

IMG 20260305 WA0332

Cette réussite, l’administrateur directeur général de la SEEG, Steve Sorel Legnongo, l’a rappelé, s’inscrit dans une volonté politique de long terme. Il a cité le contrat d’achat-vente d’énergie signé en 2023 entre la CEGESA et la SEEG, ainsi que les futurs projets comme le barrage de Kinguélé Aval, comme des preuves d’un « engagement constant ». Un engagement porté au plus haut sommet de l’État, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, ayant fait de l’accès à l’énergie le « premier pilier majeur » de son programme.

IMG 20260305 WA0330

 

Le président du comité de direction du PEAC, Atadé Azarak Mogro, n’a pas manqué de saluer cette dynamique gabonaise. Revenant sur l’inauguration en février 2025 du projet avec la Guinée-Equatoriale, il y a vu un « bon exemple à suivre », fruit de la coopération fructueuse entre les sociétés d’énergie et le PEAC. Il a rendu un hommage appuyé au peuple gabonais pour « la légendaire hospitalité » offerte aux délégations, une hospitalité qui fait écho à la fluidité que l’on souhaite insuffler aux échanges énergétiques.

IMG 20260305 WA0331

Mais au-delà des satisfecits, le ministre Tonangoye a posé un diagnostic sans complaisance. Pour que le rêve d’un grand marché régional de l’énergie, alimenté par le potentiel gigantesque d’Inga, devienne réalité, il a appelé à un « changement de paradigme ». Son message était clair : l’État ne peut plus être le seul investisseur. « Si la puissance publique doit impulser, réguler et sécuriser, il revient au secteur privé d’être de plus en plus impliqué dans l’investissement massif », a-t-il plaidé. Il a exhorté le PEAC à jouer un rôle de facilitateur pour harmoniser les cadres réglementaires, simplifier les procédures et structurer des partenariats public-privé bancables.

 

Pour y parvenir, le ministre a tracé une feuille de route en trois points : la convergence technique des réseaux nationaux, la solidarité opérationnelle entre les sociétés d’électricité, et surtout, « l’audace des réformes ». « Nos pays souffrent de ce que chaque fois qu’une réforme va être engagée, il y a beaucoup de pesanteur. Mais il faut avoir l’audace de pouvoir avancer », a-t-il martelé, fixant le cap pour les deux jours de travaux à venir.

IMG 20260305 WA0327

Alors que les experts et le comité de direction s’apprêtent à plancher sur les recommandations et le fonctionnement de l’institution, une certitude s’est imposée à l’issue de cette cérémonie : l’Afrique centrale n’entend plus seulement produire de l’énergie, elle veut la faire circuler, sans entraves, comme un bien commun précieux, au service de son développement et de l’unité de ses peuples



Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

2 thoughts on “Libreville, capitale de l’électron sans frontière

Comments are closed.