L’Hôtel Boulevard a servi de cadre, ce mardi, à l’ouverture du Séminaire d’Évaluation du processus électoral, une rencontre qui s’annonce comme un moment charnière dans la consolidation de la jeune démocratie gabonaise. Réunissant acteurs politiques, représentants de la société civile et partenaires techniques, cette table ronde nationale consacrée au bilan des scrutins de la période 2024-2025 se veut un espace de diagnostic sans complaisance, à l’heure où le pays s’engage résolument dans les fondations de sa Cinquième République.

L’atmosphère était à la fois solennelle et tournée vers l’avenir. Aux côtés des autorités, le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Rokya Ye Dieng a d’emblée salué une initiative qui, selon elle, permet de « donner l’opportunité aux parties prenantes de se concerter sur le système électoral du Gabon au terme du cycle électoral de la transition politique ». Revenant sur l’historique de l’accompagnement international, elle a rappelé que le gouvernement avait sollicité directement le Secrétaire général des Nations Unies, une démarche qui avait abouti à l’envoi d’une mission d’évaluation des besoins électoraux (NAM) ainsi qu’à la mise en place d’un projet d’appui au cycle électoral. Fort de ce partenariat, le PNUD affirme être resté « aux côtés [des autorités] tout au long de la préparation, de l’organisation et de la tenue des différents scrutins ». Aujourd’hui, l’heure est à l’analyse fine des phases opérationnelles, au bilan des progrès accomplis et à l’identification des défis persistants. Le représentant onusien a insisté sur des priorités concrètes telles que l’actualisation du fichier électoral, l’encadrement des candidatures, la formation des acteurs politiques, mais aussi le renforcement de l’éducation civique. « Nous sommes prêts à poursuivre notre appui pour consolider les acquis et relever les défis identifiés », a-t-elle martelé, exprimant le vœu que ces échanges contribuent à « renforcer la confiance dans le processus électoral et dans les institutions ».
Cette quête de confiance a trouvé un écho immédiat dans la tribune du ministre de la Réforme, François Ndong Obiang. Pour lui, cette rencontre représente bien plus qu’une simple évaluation technique : elle incarne « une opportunité unique de réflexion et d’échange sans tabou » autour d’une ambition plus large de refondation politique. Le diagnostic qu’il a dressé est sans appel, évoquant une « hibernation préjudiciable à la vie des partis » et la nécessité impérieuse de construire un système « plus transparent et plus inclusif ». Les travaux, a-t-il précisé, doivent déboucher sur « des solutions tangibles et réalistes, capables de porter nos espoirs à la réalité ». Parmi les priorités structurantes, il a cité la stabilité politique et institutionnelle comme condition sine qua non du développement économique et social, mais aussi la nécessité de redéfinir la représentativité et la responsabilité des formations politiques, afin qu’elles deviennent « des acteurs de la vie commune et non de simples suiveurs électoraux ». Insistant sur l’inclusion citoyenne, le ministre a particulièrement souligné la place des jeunes et des femmes, appelés à « prouver leur place et leur droit dans le domaine politique ». Sur le fond, François Ndong Obiang a livré une réflexion sur la nature même de la démocratie, qu’il a qualifiée de « lutte vivante » qui « se construit par le dialogue, le compromis et la responsabilité ». Il a lancé un appel à dépasser les clivages partisans pour privilégier « l’intérêt supérieur de la nation », prévenant que les réformes à venir ne sauraient être « des ajustements de façade », mais bien « des transformations profondes » conformes à la nouvelle Constitution et au nouveau code électoral. Tout en saluant l’appui du PNUD, il a tenu à rappeler que « la responsabilité première nous revient de construire nous-mêmes un système partisan adapté aux réalités et aux aspirations du Gabon ».
Cette exigence de responsabilité nationale a été pleinement endossée par vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, qui a ouvert les travaux en revenant sur les étapes récentes du calendrier institutionnel. Il a mis en lumière les efforts accomplis pour « donner vie à cette cinquième République » à travers la mise en place d’outils structurants comme le numéro d’identification personnelle et le cadre national d’identité électronique. Selon lui, cette table ronde répond directement aux orientations du chef de l’État, qui a appelé à « faire le point sur les élections passées, analyser leurs résultats et surtout lancer sans délai le chantier des réformes nécessaires du système électoral ». Rappelant que « les élections constituent le pilier fondamental de toute démocratie », il a souligné leur rôle central dans la représentativité, la stabilité politique et le développement durable. Cependant, sans occulter les difficultés, il a reconnu que « les enjeux liés à la transparence, à l’inclusivité et à la crédibilité des scrutins […] restent à relever », des défis dont l’absence de solutions concrètes pourrait « fragiliser la confiance que nos concitoyens placent dans leurs institutions ». Hermann Immongault a ainsi qualifié la période post-électorale de « fenêtre d’opportunité unique » pour engager des réformes audacieuses, basées sur une évaluation rigoureuse, et instaurer un climat de confiance durable entre toutes les parties prenantes. « La crédibilité de nos élections ne peut se construire qu’à travers l’implication de tous », a-t-il insisté, en direction des institutions, des acteurs politiques, de la société civile et des partenaires techniques.
En déclarant officiellement ouverts les travaux, le vice-président du Gouvernement a formulé le vœu que cette table ronde soit un espace d’échange fructueux, riche en idées et en propositions concrètes. Alors que les conclusions du symposium sont attendues comme un tournant décisif, c’est tout un édifice institutionnel qui cherche à se réinventer, avec l’ambition affichée de bâtir « une démocratie forte, vivante et inclusive », garantissant à chaque citoyen l’exercice de ses droits électoraux dans un environnement serein, équitable et crédible.
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