La municipalité de Libreville entend rappeler à l’ordre les commerçants qui occupent les espaces de vente sur le domaine public communal. Dans un communiqué officiel, le Maire de la commune a tenu à réitérer, de manière ferme et sans équivoque, les montants des redevances journalières applicables dans les différents marchés de la capitale, conformément aux délibérations n°11/CM du 13 juillet 1984 et n°003/2014/PE/CL/CM/SG du 23 juin 2014. Une piqûre de rappel qui vise à remettre de l’ordre dans les habitudes, alors que certains commerçants pourraient être tentés de négliger leurs obligations.
Ainsi, la grille tarifaire, qui distingue le marché emblématique de Mont Bouet des autres marchés municipaux, s’applique sans exception. Pour la vente de vivres au petit détail sur un étal, il faudra désormais compter 1.000 francs CFA par jour à Mont Bouet, contre 500 francs CFA dans les autres marchés. Les revendeurs de friperies, quel que soit le lieu, s’acquitteront quant à eux d’une somme forfaitaire de 1.000 francs CFA par jour. Du côté des cuisines et restaurants installés sur les emplacements, la note s’élève à 2.000 francs CFA par jour, que ce soit à Mont Bouet ou ailleurs. Les commerçants exploitant des containers, eux, devront débourser 4.000 francs CFA quotidiennement, sans distinction de zone. Enfin, pour la vente de tissus et marchandises diverses, les stands, petits comme grands, sont taxés respectivement à 500 et 1.000 francs CFA par jour, et ce, sur l’ensemble du territoire communal.

Au-delà de ce rappel des tarifs, l’autorité municipale met en garde les vendeurs opérant en dehors des enceintes marchandes et sur le domaine public, mais qui ne seraient pas en règle avec les documents fiscaux. Ces derniers sont bel et bien assujettis aux droits de place, mais une clause de souplesse est prévue : la redevance leur sera immédiatement supprimée sur simple présentation des papiers en bonne et due forme. Une mesure incitative qui n’enlève rien à la rigueur du dispositif.
Pour garantir la transparence des opérations, la Mairie a précisé que les encaissements sont effectués quotidiennement par un personnel dûment habilité, qui remet en échange un timbre municipal attestant du paiement. Chaque somme perçue est ensuite reversée sans délai à la caisse du Receveur Municipal, afin d’assurer une traçabilité irréprochable des fonds publics.
Mais la tolérance a ses limites. Le Maire prévient sans détour : tout commerçant qui occuperait un emplacement sans autorisation ou sans s’être acquitté des droits exigés s’expose à des sanctions. Un message clair, adressé à tous les acteurs du secteur informel et formel, qui rappelle que l’ordre et la légalité dans l’occupation du domaine public ne sont pas des options, mais des devoirs. Les marchés de Libreville, pouls économique de la ville, doivent ainsi fonctionner dans le respect des règles, pour le bien de tous et la prospérité de la commune.
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