Le Gabon a marqué sa présence au Sommet de la Transformation de l’Éducation +4 (TES+4) par une contribution écrite d’une rare densité. Mme la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camille Ntoutoume Leclercq, y a présenté le tracé des contours d’une ambition nationale : faire de l’école le pilier central de la refondation du pays.

Dans cette contribution, la ministre a d’abord rappelé que le Gabon n’est pas venu les mains vides à ce rendez-vous de suivi des engagements de New York (2022). Dès juin 2022, le pays avait organisé une vaste consultation nationale, aboutissant à une déclaration d’engagement autour de cinq priorités – amélioration de la qualité des apprentissages, renforcement de l’inclusion et de l’équité, valorisation de la profession enseignante, accélération du numérique et financement durable. Quatre ans plus tard, ces intentions se muent en actes.
« Le Gabon engage une stratégie de transformation de son système éducatif », peut-on lire dans le document, qui énumère une série de réformes déjà engagées : nouveau Cadre d’orientation scolaire, réécriture des programmes, contextualisation des contenus, production de manuels, introduction progressive de l’approche par compétences, développement du numérique éducatif, anglais dès le primaire, et valorisation des langues nationales. Autant de chantiers qui, ensemble, dessinent les linéaments d’une école plus adaptée aux réalités du pays.
Au cœur de cette dynamique, les enseignants. Le Gabon a lancé le recrutement de 990 professeurs de sciences, modernise la formation initiale et continue, et travaille à intégrer, avec l’appui du RTIA, les compétences liées à l’éducation inclusive et à la prise en charge des apprenants à besoins particuliers. « La profession enseignante demeure au cœur de cette dynamique », souligne la contribution, comme pour signifier qu’aucune réforme ne saurait aboutir sans celles et ceux qui la portent au quotidien.

Dans le domaine scientifique, l’UNESCO est un partenaire précieux. Grâce à son soutien, les établissements gabonais bénéficient progressivement de kits Micro Sciences pour renforcer l’enseignement expérimental. Des initiatives comme Miss Sciences, Champions de la Tech et les Olympiades de l’Éducation nationale fleurissent pour susciter des vocations. La ministre a tenu à remercier le Directeur général de l’UNESCO pour son parrainage de la cinquième édition de Miss Sciences, « qui contribue à promouvoir l’excellence scientifique, notamment auprès des jeunes filles ». Une attention particulière portée à l’égalité des genres dans les filières scientifiques, défi majeur pour le continent.
L’enseignement technique et professionnel n’est pas oublié. Des réformes structurantes visent à mieux adapter les formations aux besoins de l’économie et à favoriser l’employabilité des jeunes. Parallèlement, la qualité de la vie scolaire est renforcée par l’éducation environnementale, le programme École ZEN, et la valorisation de la culture gabonaise à travers le festival FESTI-SCHOOL. Autant de dimensions qui témoignent d’une vision holistique de l’éducation, loin des seuls apprentissages académiques.
La ministre d’État a insisté sur un point essentiel : ces avancées traduisent « la volonté du Président de la République de faire de l’éducation un pilier de la refondation de l’État et du développement du capital humain ». Une phrase qui résonne comme un engagement politique de premier ordre, confirmé par les outils concrets mis en place. Le pays s’est ainsi doté d’un Plan sectoriel de l’éducation intérimaire (PSEI), feuille de route d’où émerge un portefeuille de 107 projets prioritaires, représentant un investissement global de 370,1 milliards de francs CFA. Un chiffre qui parle de lui-même.
Dans les jours prochains, deux événements majeurs viendront consolider cette dynamique : la première Assemblée générale du Conseil National de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche (CNEFOR), sous la haute présidence du Chef de l’État, et la réunion du Groupe local des partenaires de l’éducation pour présenter le PSEI et mobiliser les financements. Une manière de transformer la feuille de route en actions partagées.
Mais la ministre d’État n’a pas manqué d’interpeller la communauté internationale. « La transformation de l’éducation ne peut être portée par les seuls États », écrit-elle. Les défis liés au financement, au numérique, à l’intelligence artificielle, au changement climatique et à la formation des enseignants appellent une coopération renforcée. Et d’ajouter, avec une solennité qui porte loin : « Le Gabon réaffirme sa détermination à poursuivre cette stratégie de transformation et invite ses partenaires à renforcer leur accompagnement afin de faire de l’éducation un levier de paix, de prospérité et de développement durable ».

Avant de refermer cette contribution, une phrase résume l’enjeu du sommet, et bien au-delà : « L’Afrique est le continent le plus jeune du monde. Investir dans son éducation, c’est investir dans notre avenir commun ». Un appel à la fois lucide et confiant, adressé à la salle entière.
Pour le Gabon, la transformation de l’éducation n’est pas une option. C’est, selon les mots de la ministre, « un choix stratégique, un investissement dans le capital humain et le fondement d’un développement durable, inclusif et prospère ». Un pari que le pays compte bien relever, avec ou sans ses partenaires – mais de préférence avec eux. La contribution écrite du Gabon, désormais versée aux travaux du sommet, porte cette ambition à la connaissance de tous.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
