Sous les ors de l’auditorium d’Arambo, l’émotion était palpable lors de la cérémonie solennelle marquant la fin d’un long hiver pour le système éducatif gabonais. L’Institut de formation des professeurs d’école (IFPEL) a célébré la remise des diplômes à 179 récipiendaires, une promotion 2026 qui porte sur ses épaules bien plus que de simples parchemins : elle incarne la résurrection d’une vocation nationale de la formation des professeurs d’école. Dans une atmosphère empreinte de gravité et de fierté, 117 instituteurs du primaire et 62 du pré-primaire ont prêté serment de servir la République, marquant ainsi l’aboutissement d’un parcours exigeant au sein d’un établissement devenu le « creuset de formation » de l’élite de demain.

Pour Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, cette journée représente une « consécration et une espérance », le signe tangible qu’une école forte et performante est à nouveau au cœur des priorités de l’État.Le retour de ces diplômés sur le terrain est le fruit d’une volonté politique affirmée, portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à moderniser les compétences et à adapter le système éducatif aux défis contemporains.
La transformation de l’ancienne École Normale des Instituteurs (ENI) en Institut de formation des professeurs d’école ne relève pas d’un simple changement de façade, mais d’une profonde mutation institutionnelle. Cette réforme, qualifiée d’« évolution historique », vise à revaloriser le métier d’enseignant dans le cadre de la transition actuelle.

La ministre a d’ailleurs rappelé avec émotion le défi qu’elle a relevé pour organiser les concours internes durant un week-end pascal, affirmant avec force : « Si pendant la pascale le Christ meurt et ressuscite, alors l’éducation nationale et ses établissements vont ressusciter avec lui ». Depuis ce moment charnière, le mouvement ne s’est plus arrêté, redonnant espoir à toute une nation.
Pour les lauréats, ces deux années de formation ont été un véritable marathon intellectuel et pratique, marqué par le système de l’alternance. Ce rythme exigeant, mêlant théorie en salle de classe et immersion immédiate sur le terrain, a permis aux élèves-instituteurs de se confronter aux réalités quotidiennes du métier et de développer des compétences pédagogiques solides.

Mimiche Moussounda, représentant des récipiendaires a souligné la richesse de ce parcours, affirmant que « cette alternance a constitué une véritable richesse », permettant d’adapter les méthodes d’enseignement aux besoins réels des apprenants. Conscient que le savoir n’est jamais figé, il a rappelé une vérité fondamentale de leur profession : « Un bon enseignant n’est pas celui qui pense tout savoir, mais celui qui accepte de continuer à apprendre tout au long de sa carrière ».

Felicien NGOUAYI, Directeur général de l’IFPEL n’a pas manqué de saluer la persévérance de cette promotion, qu’il considère comme des « élèves de la transition ». Il a exhorté les nouveaux enseignants à devenir des modèles d’éthique et de déontologie, rappelant que leur mission dépasse largement la simple transmission de connaissances. En recevant leurs diplômes, ces jeunes professionnels acceptent une responsabilité majeure : façonner non seulement l’intelligence, mais aussi les valeurs morales de la jeunesse gabonaise.

« L’enseignant ne façonne pas seulement l’intelligence, il façonne aussi les valeurs et l’avenir de la nation », a-t-il insisté, appelant les diplômés à inspirer confiance, respect et admiration à travers une conduite exemplaire guidée par la probité et le sens du sacrifice.
La ministre d’État a tenu à rappeler le caractère sacré de cette vocation par une formule qui a résonné longuement dans l’assemblée : « Enseignant un jour, enseignant toujours ». S’adressant directement aux nouveaux instituteurs, elle a souligné qu’ils seront désormais des « bâtisseurs de conscience citoyenne ». Elle les a encouragés à refuser la facilité et à cultiver l’excellence, car la qualité globale de l’éducation dépend intrinsèquement de la qualité de ceux qui la dispensent. Le diplôme reçu n’est donc pas une fin en soi, mais le début d’un engagement indéfectible envers la République et ses enfants, une mission noble qui exige un dévouement total et un amour profond pour le métier d’enseigner.

La cérémonie a également été l’occasion de remercier les acteurs de l’ombre : l’administration, les formateurs et les familles. Le parrain de la promotion, l’honorable Bening Guambina, a été salué pour son acte citoyen fort, prouvant que l’éducation est une responsabilité partagée par toute la communauté. Les formateurs, quant à eux, ont été remerciés pour avoir transmis bien plus que des outils pédagogiques ; ils ont inculqué la rigueur et le sens des responsabilités. Grâce à leur accompagnement, les récipiendaires sont désormais dotés d’outils scientifiques et méthodologiques « nécessaires et efficaces qui feront d’eux les enseignants dont le Gabon a besoin ». Ce succès collectif témoigne d’un engagement partagé pour que l’école gabonaise retrouve sa vocation première de formation de l’élite.

En quittant l’institut pour rejoindre leurs futures salles de classe, les diplômés de l’IFPEL emportent avec eux les espoirs d’une nation en pleine reconstruction. Ils s’engagent à promouvoir les valeurs de discipline, de respect et d’excellence pour contribuer au rayonnement de l’école gabonaise. Comme l’a conclu avec ferveur le représentant des lauréats, cette cérémonie ne marque pas un point final, mais « le début d’une nouvelle étape » dédiée au service de la nation avec humilité et intégrité. Entre leurs mains repose désormais l’avenir intellectuel et moral du Gabon, une tâche immense qu’ils s’apprêtent à accomplir avec la détermination de ceux qui savent qu’ils sont les guides de la nouvelle génération.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
