« Un État fort n’est pas un État qui menace », la mise au point de Fiacre Mpako Ngoma

Alors que les réseaux sociaux s’enflamment et que les commentaires les plus divers fusent après les récentes attaques verbales visant le Chef de l’État et la Première Dame, une voix s’élève pour rappeler à la raison. Dans une déclaration qui se veut autant un avertissement qu’une leçon de civisme, l’Honorable Fiacre Mpako Ngoma a tenu à remettre les pendules à l’heure, dénonçant avec fermeté les dérives d’une certaine opposition qui confond trop souvent liberté d’expression et droit à l’insulte.

 

« La liberté d’expression est un droit fondamental. Toutefois, elle ne saurait être confondue avec l’insulte, la diffamation, l’outrage ou le mépris des institutions de la République », a-t-il martelé, en réponse directe aux propos injurieux tenus par un certain M. Lanlaire à l’encontre des plus hautes autorités du pays. Pour l’élu, la contradiction politique est non seulement légitime, mais elle est le sel de toute démocratie vivante. Encore faut-il qu’elle s’exerce avec une certaine noblesse. « Dans une démocratie responsable, la contradiction politique doit pouvoir s’exprimer avec fermeté, mais elle doit également s’inscrire dans le respect de la personne humaine, de la dignité et des institutions », a-t-il précisé, traçant une ligne rouge claire entre le débat d’idées et l’agression personnelle.

 

Au-delà de la simple réprimande, Fiacre Mpako Ngoma s’interroge sur un phénomène plus inquiétant : la perméabilité de l’appareil d’État à certains anciens activistes, aujourd’hui promus au rang de responsables publics. Selon lui, cette évolution envoie un signal dangereux. « Cette évolution peut naturellement susciter des interrogations et, surtout, donner à certains de leurs anciens compagnons le sentiment que la transgression ou la défiance envers les institutions constituent désormais des moyens acceptables d’expression politique », a-t-il analysé, pointant du doigt un possible effet d’aubaine pour ceux qui seraient tentés de suivre cette voie.

Mais c’est sans doute vers la plus haute instance de l’État que le message est le plus frontal. Sans jamais le nommer directement, l’Honorable interpelle le Chef de l’État sur la nature même de son autorité. « La force d’un pouvoir politique ne réside pas uniquement dans la contrainte. Elle repose avant tout sur sa légitimité, sur l’adhésion des citoyens, sur le respect du droit et sur la crédibilité des institutions », a-t-il rappelé, comme pour inviter à une réflexion profonde sur les ressorts du pouvoir. Il enjoint les décideurs à faire preuve de discernement dans le choix des hommes, mais aussi de courage dans l’action. « L’autorité de l’État se construit par la justice, la responsabilité, l’exemplarité et la capacité à faire respecter les règles communes », a-t-il ajouté, plaidant pour une gouvernance irréprochable où l’évaluation et la sanction ne sont pas des tabous.

 

Le propos de Fiacre Mpako Ngoma résonne comme un mantra pour ceux qui détiennent le pouvoir comme pour ceux qui le contestent. « Un État fort n’est pas un État qui menace. Un État fort est un État qui sait décider, agir et faire respecter ses règles », a-t-il lancé. Et d’ajouter, à l’attention des éternels contestataires qui jouent avec le feu : « À ceux qui pensent pouvoir constamment défier les institutions sans conséquence, je rappelle simplement que l’autorité publique doit être exercée avec discernement, mais également avec fermeté».

 

Un discours qui, sous couvert d’un appel à la retenue, n’en demeure pas moins un avertissement sévère adressé à tous les acteurs de la scène politique, leur rappelant que la démocratie ne saurait être une jungle où toutes les paroles seraient permises.



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