Mohamed El-Amine Souef réaffirme l’engagement de l’ONU pour la paix et la stabilité en Afrique centrale

Lors de sa première conférence de presse depuis sa prise de fonctions à la tête du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), le Représentant spécial du Secrétaire général, Mohamed El-Amine Souef, a dressé un tableau sans concession mais résolument tourné vers l’action des défis sécuritaires, politiques et humanitaires qui secouent la sous-région. Face aux journalistes réunis à Libreville ce 6 novembre 2026, le diplomate a appelé à une mobilisation collective, plaçant la diplomatie préventive au cœur de la stratégie onusienne.

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« Je tiens à saluer votre mobilisation, qui témoigne de votre engagement constant en faveur de la paix et de la sécurité dans notre sous-région », a-t-il déclaré d’emblée, avant de souligner l’importance d’un dialogue ouvert avec les médias pour éclairer l’opinion sur les dynamiques régionales.

 

Le tableau sécuritaire demeure en effet hautement préoccupant. M. Souef a tiré la sonnette d’alarme sur la crise au Soudan, dont les répercussions transfrontalières sont massives, notamment à travers l’afflux de réfugiés au Tchad. Une pression migratoire qui, selon lui, exacerbe les fragilités locales. « Cette situation exerce une pression considérable sur les communautés d’accueil et aggrave une situation sécuritaire et humanitaire déjà particulièrement difficile », a-t-il averti. La menace terroriste n’est pas en reste, avec la persistance inquiétante des activités de Boko Haram dans le bassin du lac Tchad et des groupes armés dans l’est de la RDC, sans oublier les tensions persistantes liées aux ressources naturelles et au changement climatique.

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Sur le front politique, le patron de l’UNOCA a néanmoins tenu à saluer des avancées notables, bien que le bilan reste contrasté. Il a cité en exemple la grâce présidentielle accordée à des opposants politiques au Tchad, un « geste encourageant en faveur de l’apaisement politique », ainsi que les efforts de stabilisation en République centrafricaine. « J’ai été personnellement réconforté de constater que, malgré les divergences qui peuvent les opposer, les États de la sous-région continuent de privilégier le dialogue, la solidarité et la coopération régionales », s’est-il félicité, évoquant les avancées du projet de pont commun entre la RDC et le Congo, ou encore la volonté de dialogue entre le Gabon et la Guinée équatoriale au sujet de l’île de Mbanié.

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Toutefois, le diplomate onusien a mis en garde contre les dérives qui menacent la cohésion sociale. Il a spécifiquement attiré l’attention sur « la résurgence préoccupante des discours de haine et des messages stigmatisants dans la région des Grands Lacs et ailleurs ». Appelant les médias à jouer leur rôle de rempart, il a plaidé pour une information rigoureuse et équilibrée, gage d’une paix durable.

 

Malgré des échéances électorales cruciales à venir en Angola, au Burundi et au Congo, Mohamed El-Amine Souef se veut optimiste quant à la capacité de la région à surmonter ses crises. Il a d’ailleurs salué la tenue récente du scrutin présidentiel à São Tomé-et-Principe, marqué par un climat apaisé et une progression significative de la représentation des femmes à l’Assemblée nationale. « Face à la complexité des défis, aucune réponse durable ne peut être apportée par un seul pays ou une seule organisation », a-t-il conclu, réitérant la pleine disposition de l’UNOCA à accompagner les États membres dans la consolidation de la paix et le développement durable.





Assistant Edu Gabon

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