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	<title>enseignants &#8211; Gabon Info</title>
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	<title>enseignants &#8211; Gabon Info</title>
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		<title>Donner les postes aux structures, pas aux individus » : le credo de Maganga Moussavou pour refonder la fonction publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 19:24:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi, dans une conférence publique, Pierre Claver Maganga Moussavou, ancien vice-président de la République et figure du Parti socialiste démocratique (PSD), a apporté une analyse glaçante autour du thème&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/02/06/donner-les-postes-aux-structures-pas-aux-individus-le-credo-de-maganga-moussavou-pour-refonder-la-fonction-publique/">Donner les postes aux structures, pas aux individus » : le credo de Maganga Moussavou pour refonder la fonction publique</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce vendredi, dans une conférence publique, Pierre Claver Maganga Moussavou, ancien vice-président de la République et figure du Parti socialiste démocratique (PSD), a apporté une analyse glaçante autour du thème « rendre la fonction publique efficace et efficiente pour le développement du Gabon », et présenté des propositions concrètes sur une crise qui paralyse le Gabon : la défaillance totale de sa fonction publique. À travers un diagnostic implacable et une feuille de route détaillée, l&rsquo;ancien vice-président de la République a pointé du doigt une gestion « archaïque » responsable des grèves à répétition et des salaires impayés pendant des années, et a insisté sur un levier crucial mais trop souvent négligé : le rôle central des gouverneurs de province.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36436" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-300x170.jpg" alt="IMG 20260206 134439" width="300" height="170" title="Donner les postes aux structures, pas aux individus » : le credo de Maganga Moussavou pour refonder la fonction publique 4" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-1024x581.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-768x436.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-1536x872.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134439-2048x1162.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le contexte est celui d&rsquo;un État en souffrance. Depuis des mois, le secteur éducatif est secoué par une grève des enseignants qui réclament le paiement de vacations et la régularisation de carrières gelées depuis dix ans. D&rsquo;autres ministères, comme celui de la Santé, sont également touchés par des mouvements sociaux. Cette crise n&rsquo;est pas un accident, mais le symptôme d&rsquo;un mal profond. « Les grèves dans l&rsquo;éducation nationale, au niveau du ministère du secteur santé et dans d&rsquo;autres secteurs sont liées à une gestion archaïque de la fonction publique », a martelé Maganga Moussavou. Il dénonce un système où « des individus qui ont les postes budgétaires ne travaillent pas » tandis que d&rsquo;autres, présents, « ne bénéficient pas en temps et en heure de l&rsquo;argent public », une absurdité qui « entraîne des dysfonctionnements et ça entraîne l&rsquo;inefficacité ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à ce chaos, l&rsquo;ancien vice-président ne se contente pas de critiquer. Il propose un changement de paradigme radical, où la réforme passe par une délégation et une responsabilisation accrue des gouverneurs de province. Selon lui, ces derniers doivent cesser d&rsquo;être de simples relais pour devenir les véritables architectes de la carte administrative de leur territoire. « En même temps que le gouverneur réunit toutes les administrations pour recevoir les besoins en personnel, en même temps, lorsqu&rsquo;il reçoit les postes budgétaires, il réunit le même personnel pour dire voici la réponse obtenue », explique-t-il.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36437" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-300x178.jpg" alt="IMG 20260206 134451" width="300" height="178" title="Donner les postes aux structures, pas aux individus » : le credo de Maganga Moussavou pour refonder la fonction publique 5" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-300x178.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-1024x608.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-768x456.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-1536x912.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134451-2048x1215.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Son modèle est précis : chaque gouverneur doit établir une « carte scolaire, une carte sanitaire, une carte administrative » où chaque école, chaque centre de santé exprime ses besoins réels en personnel. Ces besoins, consolidés, sont remontés aux ministères sectoriels et à la Fonction publique. Une fois les postes budgétaires dégagés par le ministère de l&rsquo;Économie et des Finances, c&rsquo;est au gouverneur de les répartir de manière transparente. « Le gouverneur demande, nous avons besoin maintenant du personnel pour occuper&#8230; C&rsquo;est là qu&rsquo;intervient la fonction publique. C&rsquo;est là qu&rsquo;intervient aussi le ministère sectoriel pour dire nous avons des demandes, effectivement, pour affecter les fonctionnaires. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette logique territoriale vise à mettre fin au système actuel, qualifié de « corruption », où des « fiches bleues » de postes budgétaires s&rsquo;achètent et se vendent dans les couloirs des ministères, sans lien avec un besoin réel. La proposition phare de Maganga Moussavou est donc de « donner les postes budgétaires aux structures et non plus aux individus ». Concrètement, un poste budgétaire serait créé pour un besoin précis dans une école donnée, et non pour une personne. « Le fonctionnaire qui est affecté sait qu&rsquo;il a l&rsquo;argent au trésor quand il arrive. Les documents sont faits. […] Et la personne peut avoir pris son service. On sait qu&rsquo;à la fin du mois, il aura son salaire. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour les crises immédiates, comme celle des vacations des enseignants, il préconise des mesures d&rsquo;urgence : « arrêter les recrutements des militaires […] et dégraisser le mammouth » pour « parer au plus pressé » et « donner à chacun un salaire ». Il exige aussi une transparence totale sur la rémunération des vacations, pour qu&rsquo;elles aillent « à ceux qui ont corrigé, mais pas à la technostructure ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36438" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-300x177.jpg" alt="IMG 20260206 134514" width="300" height="177" title="Donner les postes aux structures, pas aux individus » : le credo de Maganga Moussavou pour refonder la fonction publique 6" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-300x177.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-1024x605.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-768x454.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-1536x907.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260206_134514-2048x1210.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Refusant tout « raisonnement villageois » qui justifierait l&rsquo;inaction par l&rsquo;ancienneté des problèmes, Maganga Moussavou lance un avertissement sévère aux autorités actuelles. « S&rsquo;il ne change pas de façon de gérer, on enlèvera Oligui Nguema, on retrouvera un autre avec les mêmes tâches, ce seront les mêmes problèmes. Parce que nous n&rsquo;avons pas su adapter notre fonction publique. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son plaidoyer est un appel à copier les méthodes du secteur privé, à instaurer une gestion par objectifs et à faire de la Fonction publique un véritable outil de développement. « Il faut revoir de fond en comble la gestion de notre administration », a-t-il insisté, car sans cette refondation, le Gabon continuera à « assister à ces errements-là où des enfants attendraient déscolarisés ». Un diagnostic sans concession, qui place la balle dans le camp d&rsquo;un pouvoir désormais sommé de choisir entre la perpétuation d&rsquo;un système archaïque et la modernisation urgente de l&rsquo;État.</p>
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		<title>Gabon : le RPM accuse des « manipulateurs » de sacrifier l&#8217;école sur l&#8217;autel politique</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/02/03/gabon-le-rpm-accuse-des-manipulateurs-de-sacrifier-lecole-sur-lautel-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 09:54:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[enseignants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que les salles de classe gabonaises accumulent la poussière et que des dizaines de milliers d&#8217;élèves tuent le temps dans les rues de Libreville, le Rassemblement pour la Patrie&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/02/03/gabon-le-rpm-accuse-des-manipulateurs-de-sacrifier-lecole-sur-lautel-politique/">Gabon : le RPM accuse des « manipulateurs » de sacrifier l&rsquo;école sur l&rsquo;autel politique</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant que les salles de classe gabonaises accumulent la poussière et que des dizaines de milliers d&rsquo;élèves tuent le temps dans les rues de Libreville, le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) a choisi lundi de briser le consensus mou qui entoure la grève des enseignants. Dans une sortie médiatique aussi percutante que calculée, le parti d&rsquo;Alexandre Barro Chambrier a pointé du doigt non pas seulement l&rsquo;immobilisme gouvernemental, mais surtout ce qu&rsquo;il considère comme une dérive dangereuse : l&rsquo;instrumentalisation politique d&rsquo;une colère enseignante pourtant légitime.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36406" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-300x228.jpg" alt="IMG 20260203 WA0331" width="300" height="228" title="Gabon : le RPM accuse des « manipulateurs » de sacrifier l&#039;école sur l&#039;autel politique 10" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-300x228.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-1024x777.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-768x583.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-1536x1165.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260203-WA0331-2048x1554.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La charge est frontale. Par la voix de son président par intérim Jean-Robert Goulongana, le RPM dénonce sans détour la décision de reconduction de la grève prise le 31 janvier dernier lors de l&rsquo;assemblée générale des enseignants. Pour la formation politique, cette obstination relève moins de la défense corporatiste que d&rsquo;une manœuvre orchestrée dans l&rsquo;ombre, où des acteurs anonymes auraient détourné un mouvement social authentique pour en faire un bélier contre les autorités de transition. « Cette reconduction porte gravement atteinte à l&rsquo;intérêt supérieur de l&rsquo;école gabonaise », martèle le communiqué, suggérant que derrière les revendications salariales se cachent des calculs politiciens inavouables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;analyse du RPM repose sur une lecture politique du conflit qui tranche avec le traitement habituel des mouvements sociaux au Gabon. Là où d&rsquo;autres formations opposantes ou syndicales pointent exclusivement la responsabilité de l&rsquo;État, le parti de Barro Chambrier introduit une troisième dimension : celle des « manipulateurs » qui, selon lui, attisent délibérément le feu pour déstabiliser le régime du général Brice Oligui Nguema. Cette grille de lecture transforme le débat : il ne s&rsquo;agit plus simplement d&rsquo;un bras de fer salarial entre des enseignants mécontents et un gouvernement impécunieux, mais d&rsquo;un affrontement où se jouerait la stabilité même de la transition politique gabonaise.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36407" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-300x228.jpg" alt="IMG 20260204 WA0409" width="300" height="228" title="Gabon : le RPM accuse des « manipulateurs » de sacrifier l&#039;école sur l&#039;autel politique 11" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-300x228.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-1024x777.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-768x583.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-1536x1165.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260204-WA0409-2048x1554.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pourtant, le RPM ne verse pas dans la complaisance gouvernementale. S&rsquo;il salue « l&rsquo;implication personnelle du président Oligui Nguema » dans la recherche de solutions, le parti exige en retour une transparence totale sur les réalités budgétaires de l&rsquo;État. « Le contexte actuel exige que les choix politiques doivent avant tout servir l&rsquo;intérêt général », insistent les responsables du mouvement, réclamant un « langage de vérité » sur les capacités financières réelles du pays. Cette exigence de franchise budgétaire constitue peut-être la contribution la plus intéressante du RPM au débat : comment l&rsquo;État peut-il négocier crédiblement s&rsquo;il continue de nourrir des espoirs qu&rsquo;il ne pourra jamais satisfaire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La position du parti illustre l&rsquo;équilibrisme délicat des formations politiques gabonaises face au régime de transition. Ni dans l&rsquo;opposition frontale, ni dans le soutien inconditionnel, le RPM tente de se positionner comme une force de proposition responsable, capable de critiquer sans déstabiliser, d&rsquo;exiger sans paralyser. Cette posture a ses vertus – elle évite la facilité de la démagogie – mais elle comporte aussi ses risques : celui de satisfaire ni les partisans du pouvoir, qui y verront une critique déguisée, ni ses opposants, qui dénonceront une tiédeur coupable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car la situation sur le terrain reste dramatiquement simple : depuis plusieurs semaines, l&rsquo;école gabonaise est à l&rsquo;arrêt. Des milliers d&rsquo;enseignants contractuels attendent des régularisations promises mais jamais concrétisées, des vacations impayées qui s&rsquo;accumulent comme une dette morale de l&rsquo;État envers ceux qui forment sa jeunesse. Face à cette réalité, les subtilités d&rsquo;analyse politique du RPM risquent de paraître décalées aux familles qui voient leurs enfants désœuvrés, leur année scolaire compromise, leur avenir hypothéqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le parti en est conscient, qui multiplie les appels à un « dialogue franc et exigeant » privilégiant « la concertation et le sens de l&rsquo;État ». Mais ces formules, aussi nobles soient-elles, buteront sur l&rsquo;arithmétique implacable des finances publiques gabonaises. Comment dialoguer quand les caisses sont vides ? Comment concerter quand les promesses passées n&rsquo;ont jamais été tenues ? Comment invoquer le « sens de l&rsquo;État » auprès d&rsquo;enseignants qui, précisément, reprochent à cet État de les avoir oubliés ?</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-36409" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-300x228.jpg" alt="IMG 20260205 WA0601" width="300" height="228" title="Gabon : le RPM accuse des « manipulateurs » de sacrifier l&#039;école sur l&#039;autel politique 12" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-300x228.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-1024x777.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-768x583.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-1536x1165.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG-20260205-WA0601-2048x1554.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La véritable question que pose, en creux, le communiqué du RPM dépasse le cadre de cette grève : elle interroge la capacité du Gabon à sortir du cercle vicieux des promesses impossibles et des attentes déçues. En réclamant un « langage de vérité », le parti touche peut-être au cœur du problème gabonais – cette difficulté chronique à dire ce qui est plutôt que ce qui devrait être, à gérer la rareté plutôt qu&rsquo;à distribuer l&rsquo;abondance imaginaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour l&rsquo;heure, tandis que les états-majors politiques s&rsquo;affrontent par communiqués interposés, les écoles restent vides. Et chaque jour qui passe creuse un peu plus le fossé entre les enfants du Gabon et le savoir qui devrait les émanciper. C&rsquo;est peut-être cela, finalement, le plus grave des sacrifices politiques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gabon : Quand les enseignants deviennent des justiciables</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/01/24/gabon-quand-les-enseignants-deviennent-des-justiciables/</link>
					<comments>https://gabon-info.com/2026/01/24/gabon-quand-les-enseignants-deviennent-des-justiciables/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 08:41:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des moments où le silence devient insupportable. Mardi 21 janvier, Aimé Ntoutoume Ndong, coordonnateur du COPIL Citoyen, a brisé celui qui enveloppait depuis trop longtemps la situation&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/01/24/gabon-quand-les-enseignants-deviennent-des-justiciables/">Gabon : Quand les enseignants deviennent des justiciables</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a des moments où le silence devient insupportable. Mardi 21 janvier, Aimé Ntoutoume Ndong, coordonnateur du COPIL Citoyen, a brisé celui qui enveloppait depuis trop longtemps la situation des enseignants gabonais. Devant la presse, cet homme a posé les mots qu&rsquo;il fallait sur une réalité qui blesse : des hommes et des femmes qui ont consacré leur vie à former la jeunesse se retrouvent aujourd&rsquo;hui traînés devant les tribunaux pour avoir réclamé ce qui leur est dû.</strong></p>
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<p>Imaginez un instant. Vous vous levez chaque matin, vous entrez dans une salle de classe bondée, vous transmettez le savoir avec les moyens du bord, souvent dérisoires. Et à la fin du mois, rien. Ou presque. Des mois de retard. Des promesses. Des formulaires administratifs qui se perdent dans les méandres d&rsquo;une bureaucratie sourde.</p>
<p>Alors vous protestez. Vous vous organisez. Vous faites grève, parce que c&rsquo;est votre droit, inscrit noir sur blanc dans la Constitution. Et là, on vous convoque devant un juge. Pour atteinte à l&rsquo;autorité de l&rsquo;État. Pour incitation à la violence. Vous, qui n&rsquo;avez jamais tenu qu&rsquo;une craie.</p>
<p>C&rsquo;est cette absurdité que dénonce la société civile gabonaise. Avec une retenue qui force le respect, mais aussi une fermeté qui ne trompe pas.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>« Toute créance salariale due doit être payée », rappelle le COPIL Citoyen, citant le Code du travail. Une évidence, direz-vous. Pourtant, au Gabon, cette évidence est devenue une revendication. Presque une provocation. Les enseignants et retraités du secteur ne demandent pas la lune. Ils réclament simplement ce que l&rsquo;État leur doit. Ce que la loi leur garantit. Ce qui leur permettrait de nourrir leurs familles, de payer le loyer, de vivre dignement. Mais voilà : manifester pour ses droits est devenu suspect. Élever la voix, dangereux. Exiger justice, séditieux.</p>
<p>Comment en est-on arrivé là ?</p>
<p>La société civile le dit avec prudence, mais le message est limpide : criminaliser la contestation sociale, c&rsquo;est tuer le dialogue. C&rsquo;est transformer chaque désaccord en affrontement. Chaque revendication en crise.« Les procédures judiciaires doivent être transparentes, proportionnées, et respecter la présomption d&rsquo;innocence », insiste le communiqué. Une manière élégante de dire : on ne juge pas des citoyens comme on traque des criminels. Car derrière les dossiers judiciaires, il y a des visages. Des pères et mères de famille. Des militants syndicaux qui ont cru au dialogue, avant de comprendre qu&rsquo;on leur préférait le silence.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Et pendant ce temps, qui souffre ? Les élèves. Ceux-là mêmes que tout le monde prétend défendre. Ils assistent, impuissants, à la déchirure entre leurs maîtres et l&rsquo;État. Ils subissent les grèves, les classes fermées, le chaos. « L&rsquo;intérêt supérieur des élèves doit guider la résolution de cette crise », martèle le COPIL Citoyen. Une phrase que l&rsquo;on aimerait voir affichée sur les murs de tous les ministères. Car au fond, cette crise n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de salaires. Elle interroge la place que le Gabon accorde à son éducation, à ceux qui la font vivre, à ceux qui en dépendent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La société civile tend la main. Elle propose d&rsquo;accompagner le dialogue, de jouer les médiateurs, de ramener tout le monde autour de la table. « Dans le strict respect de la loi », précise-t-elle, comme pour rassurer ceux qui verraient dans cet engagement une forme de militantisme.</p>
<p>Mais sera-t-elle entendue ? Les organisations citoyennes ont beau multiplier les appels à l&rsquo;apaisement, elles savent que leur voix pèse peu face aux logiques de pouvoir. Reste cette question, lancinante : combien de temps encore peut-on ignorer ceux qui bâtissent l&rsquo;avenir du pays ?</p>
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<p>Les enseignants attendent. Les élèves aussi. Et quelque part, dans un bureau feutré, quelqu&rsquo;un devra bien finir par décider si l&rsquo;éducation mérite mieux qu&rsquo;un simple poste budgétaire. Si ceux qui la portent méritent autre chose que le mépris et la suspicion.</p>
<p>La société civile, elle, a fait son choix. Celui de la mémoire et de la dignité. En espérant que 2026 ne soit pas l&rsquo;année où le Gabon aura définitivement tourné le dos à ses maîtres.</p>
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