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	<title>Sidonie Flore Ouwé &#8211; Gabon Info</title>
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	<title>Sidonie Flore Ouwé &#8211; Gabon Info</title>
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		<title>La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/07/22/la-forme-au-service-du-droit-quand-la-rigueur-procedurale-devient-le-rempart-de-la-justice-gabonaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 15:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Armand Yebe]]></category>
		<category><![CDATA[assignation à mairie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’École nationale de la magistrature (ENM) a été le théâtre, en cette matinée du mercredi 22 juillet, d’une effervescence intellectuelle et professionnelle peu commune, marquant une étape décisive dans la refonte du paysage judiciaire gabonais. Sous les voûtes de cette institution prestigieuse, le Directeur Général, Armand Yebe, a accueilli une assemblée hétéroclite mais unie par un objectif commun : la quête de l’excellence dans l’acte de justice. Cet atelier de formation, consacré à « l&rsquo;assignation et la notification au parquet ou à la mairie des actes et pièces judiciaires », ne se veut pas une simple rencontre technique, mais une véritable immersion dans les arcanes de la sécurité juridique. </strong></p>
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<p>Pour Armand Yebe, ce rassemblement est le reflet d&rsquo;une ambition nationale, car il s&rsquo;inscrit directement dans le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, dont le sixième pilier est dédié à la modernisation du secteur justice. Le Directeur Général a rappelé avec conviction que « la mission fondamentale de notre école est de former, de perfectionner et d&rsquo;accompagner les différents acteurs de ce secteur afin de promouvoir une justice toujours plus efficace, plus crédible et plus proche des citoyens ». Cette volonté de rapprochement entre le droit et le citoyen passe, paradoxalement, par une rigueur technique accrue.</p>
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<p>Dans les couloirs de l’école, les visages des praticiens trahissent une soif de savoir, à l’instar de Maître Makita Levy Eydrine, greffière, qui voit en ce séminaire une opportunité de lever les zones d&rsquo;ombre qui parsèment son quotidien professionnel. Interrogée sur ses attentes, elle a exprimé le besoin pressant d&rsquo;une clarification des rôles : « nous souhaiterons que nous soyons mieux informés par rapport à l&rsquo;assignation et les notifications à parquet ou à mairie, parce que vous savez dans le cadre de nos missions, il est bon que nous soyons informés de ce qui doit être fait et comment ça doit être fait dans les différentes juridictions ».</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39714" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-300x170.jpg" alt="IMG 20260722 104926" width="300" height="170" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 14" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-1024x580.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-768x435.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-1536x869.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_104926-2048x1159.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour cette auxiliaire de justice, la complexité des rapports avec les autres collaborateurs, notamment les huissiers, nécessite une harmonisation des pratiques pour éviter les écueils procéduraux. Loin d&rsquo;une simple formalité, elle perçoit cette montée en compétences comme un levier de transformation : « l&rsquo;objectif de cette formation, c&rsquo;est de nous perfectionner et je crois que cette formation est bienvenue et cela positivement va influencer notre travail ». C’est cette conscience de la responsabilité du greffe qui constitue le premier rempart contre les erreurs de forme.</p>
<p>Le Ministre de la Justice, Augustin Émane, prenant la parole pour l&rsquo;ouverture officielle des travaux, a tenu à replacer la procédure au cœur de l&rsquo;idéal démocratique, fustigeant ceux qui la considèrent comme un fardeau ou une ruse. S’appuyant sur les géants de la pensée juridique comme Portalis et Montesquieu, il a martelé que le respect scrupuleux des règles n’est jamais une contrainte inutile, mais le garant suprême contre l&rsquo;arbitraire. « Les règles de procédure, c’est la garantie de l’État de droit et il ne faut jamais au grand jamais l’oublier », a-t-il affirmé avec une gravité certaine, soulignant que la justice repose autant sur la pertinence du verdict que sur la régularité du chemin qui y mène.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39715" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-300x169.jpg" alt="IMG 20260722 100327" width="300" height="169" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 15" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-1024x578.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-768x434.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-1536x868.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100327-2048x1157.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Ministre a encouragé les magistrats, greffiers et avocats à ne pas délaisser cet aspect technique, souvent perçu comme secondaire : « votre professionnalisme, votre rigueur et la parfaite maîtrise des règles procédurales doivent vous permettre à tous de concourir chaque jour à rendre et à renforcer la crédibilité de notre justice ». Ce plaidoyer pour la « forme » vise à restaurer la confiance du justiciable dans une institution qui se doit d’être irréprochable dans ses méthodes.</p>
<p>L&rsquo;aspect pragmatique de l&rsquo;atelier a été brillamment illustré par Maître Kombila Mamboundou Wilfried, huissier de justice, pour qui chaque acte posé sur le terrain engage la validité de toute la procédure. Pour lui, l’enjeu de cette rencontre réside dans l&rsquo;unification des méthodes de travail : « il sera question de pouvoir harmoniser la pratique des procédures notamment en matière de notification et d&rsquo;assignation ». En tant qu&rsquo;officier ministériel, il est conscient que les actes de notification en mairie ou à parquet sont des « actes introductifs d&rsquo;instance » qui ne tolèrent aucune approximation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39716" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-300x173.jpg" alt="IMG 20260722 095136" width="300" height="173" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 16" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-300x173.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-1024x590.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-768x443.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-1536x886.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095136-2048x1181.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une erreur de plume ou un non-respect des délais peut entraîner une nullité fatale, ruinant les efforts des parties. « Il faudrait essentiellement que l&rsquo;huissier, dans la pratique de ses missions, sache exactement quelles sont les conditions de mise en œuvre de ces actes-là pour pouvoir faire en sorte que ces éléments de nullité ne puissent pas frapper leur acte pour le respect du principe du contradictoire », a-t-il précisé. Cette vigilance technique est le prix à payer pour que le débat judiciaire puisse se tenir sur des bases saines et incontestables.</p>
<p>Sidonie Flore Ouwé, Directrice de la formation continue, a apporté une dimension quasi sociologique au débat, rappelant que derrière la sécheresse des textes juridiques bat le cœur de la cité. Pour elle, le droit n&rsquo;est pas une abstraction froide, mais un outil de régulation humaine : « le domaine social, il est fait pour canaliser la vie des hommes en société ». Cette perspective impose une vision humaniste de la procédure, où chaque mécanisme doit rester « accessible, compréhensible et équitable » pour le commun des mortels.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39717" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-300x171.jpg" alt="IMG 20260722 095019" width="300" height="171" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 17" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-1024x584.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-1536x875.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_095019-2048x1167.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mme Ouwé a insisté sur le fait que la notification est une étape « déterminante » car elle assure « l&rsquo;information effective des parties concernées ». En l&rsquo;absence d&rsquo;une information réelle, le droit de la défense ne serait qu&rsquo;une chimère. Le programme qu&rsquo;elle a conçu pour cet atelier est d&rsquo;une densité rare, abordant le régime juridique de l&rsquo;assignation, les diligences requises et les responsabilités partagées, avec pour seul horizon de « garantir l&rsquo;équilibre entre les voies des parties et les exigences du procès ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La réussite de cet événement repose également sur une synergie institutionnelle et internationale exemplaire. Le soutien technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’appui financier du Japon témoignent de l&rsquo;intérêt mondial pour la stabilisation de l&rsquo;État de droit au Gabon. Augustin Émane a d’ailleurs pointé du doigt une preuve concrète de cette dynamique : l’émergence de nouvelles infrastructures judiciaires visibles derrière l’école, prêtes à être inaugurées. Mais au-delà du béton, c’est l’investissement humain qui prime.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39720" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-300x176.jpg" alt="IMG 20260722 093319" width="300" height="176" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 18" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-300x176.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-1024x599.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-768x450.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-1536x899.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093319-2048x1199.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39721" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-300x171.jpg" alt="IMG 20260722 093331" width="300" height="171" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 19" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-1024x584.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-1536x876.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093331-2048x1167.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Garde des Sceaux a particulièrement loué l’initiative des avocats et des huissiers qui ont accepté de contribuer financièrement à leur formation : « c’est une contribution qui pour moi traduit une volonté commune d’investir dans le renforcement des compétences au service d’une justice plus efficace ». Cet engagement spontané des professionnels est le signe d&rsquo;une mutation profonde des mentalités, où la formation continue devient un devoir déontologique.</p>
<p>L’atelier s&rsquo;est donc articulé autour d&rsquo;une réflexion profonde sur les conditions de forme et de fond des actes judiciaires, explorant les zones grises de la notification à parquet ou en mairie. Les participants ont été invités à sortir de leur routine pour adopter une approche réflexive sur leurs pratiques respectives. Comme l&rsquo;a souligné Armand Yebe, « les formes sont la sauvegarde nécessaire des droits », citant Portalis pour rappeler que sans procédure, la justice ne serait qu&rsquo;une distribution arbitraire de faveurs. Le climat de travail, empreint de sérieux et de convivialité, a permis des échanges nourris entre les différents corps de métier, brisant les silos qui nuisent souvent à la fluidité de la chaîne pénale et civile. Cette harmonisation est perçue comme un bouclier contre l’insécurité juridique qui effraie les investisseurs et désespère les citoyens. En dotant les acteurs de manuels et de références partagées, le ministère entend combler un vide qui laissait trop souvent place à l&rsquo;improvisation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39718" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-300x170.jpg" alt="IMG 20260722 093909" width="300" height="170" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 20" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-1024x580.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-768x435.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-1536x871.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_093909-2048x1161.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Clôturant cette phase de travaux, le Ministre a rappelé une maxime du juriste africain Kebambaï : « il n’y a pas d’État de droit sans une justice forte, indépendante et respectée ». Cette force ne réside pas dans la puissance de la contrainte, mais dans l&rsquo;autorité morale que confère le respect absolu de la loi par ceux qui l&rsquo;appliquent. Si la justice est une cathédrale, la procédure en est le plan architectural ; sans elle, l&rsquo;édifice s&rsquo;effondre au moindre souffle de contestation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39729" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-300x169.jpg" alt="IMG 20260722 100749" width="300" height="169" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 21" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-300x169.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-1024x576.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-768x432.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-1536x864.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100749-2048x1153.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-39730" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-300x172.jpg" alt="IMG 20260722 100741" width="300" height="172" title="La Forme au service du Droit : quand la rigueur procédurale devient le rempart de la justice gabonaise 22" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-300x172.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-1024x586.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-768x440.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-1536x879.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260722_100741-2048x1172.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au sortir de l&rsquo;ENM, les magistrats, greffiers et huissiers ne repartent pas seulement avec des techniques nouvelles, mais avec la certitude que leur rigueur formelle est le plus bel hommage rendu à la liberté. Car au final, dans le grand théâtre du droit, c’est dans la précision du geste que s’écrit la véritable équité, transformant chaque notification en une promesse de vérité. La justice gabonaise, en se réappropriant ses formes, redonne enfin tout son sens au fond.</p>
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		<title>Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/04/05/au-salon-de-la-femme-briser-le-silence-pour-que-la-justice-ne-reste-pas-une-voix-etouffee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 08:41:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Sidonie Flore Ouwé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elles étaient là, ce samedi 4 avril à Angondjé, réunies dans la salle de fête l’Oasis, non pour une célébration ordinaire, mais pour un exercice de vérité. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2026, célébrée avec un léger différé, la deuxième édition du « Parlement Rose » a pris des allures de tribune judiciaire. Autour d’un thème qui claque comme un avertissement – « Le silence protège l’agresseur et la dénonciation légale libère la victime » – magistrats, ministres, parlementaires et acteurs associatifs ont ausculté ce mal qui ronge les consciences : l’omertà face aux violences faites aux femmes.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37386" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829-300x176.jpg" alt="IMG 20260404 140829" width="300" height="176" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 37" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829-300x176.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829-1024x599.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829-768x450.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829-1536x899.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_140829.jpg 1717w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans ce cénacle mixte et inclusif, la secrétaire générale du Salon de la Femme, Endelle Olliang Josephate, a posé d’emblée le ton. « Le silence n’est pas une solution, mais une complicité involontaire », a-t-elle martelé, avant de saluer une assistance dont la présence seule, selon elle, « témoigne de l’importance collective accordée à la cause des droits des femmes ». Un préambule qui n’avait rien de convenu, tant les intervenants suivants allaient dépoussiérer les idées reçues.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37390" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419-300x171.jpg" alt="IMG 20260404 150419" width="300" height="171" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 38" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419-1024x585.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419-768x438.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419-1536x877.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150419.jpg 1871w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37388" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730-300x170.jpg" alt="IMG 20260404 150730" width="300" height="170" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 39" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730-300x170.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730-1024x581.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730-768x436.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730-1536x872.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150730.jpg 1906w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Car la présidente du Salon de la Femme, Sidonie Flore Ouwé, ne s’est pas arrêtée aux généralités. « Sans parole, il n’y a pas d’action. Sans dénonciation, il n’y a ni justice, ni protection effective », a-t-elle asséné, rappelant que l’agresseur non dénoncé peut toujours recommencer, que les violences sont multiples – physiques, économiques, sociales – et qu’elles peuvent émaner aussi bien d’hommes que de femmes. Sa démonstration a pris des allures de cours de droit vécu : « Sur 144 cas connus par le Salon de la Femme, nous avons eu 144 solutions. » Une statistique qui en dit long sur l’efficacité de la parole libérée. Mieux encore, selon elle, les magistrats n’exigent pas toujours des preuves irréfutables dès la plainte, et une décision d’éloignement peut intervenir « en une semaine, voire deux ou trois jours ». De quoi déconstruire un à un les prétextes – peur, stigmatisation, dépendance économique – que les victimes opposent trop souvent au silence.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37381" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906-300x171.jpg" alt="IMG 20260404 145906" width="300" height="171" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 40" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906-1024x582.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906-768x437.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906-1536x874.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145906.jpg 1892w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37382" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854-300x171.jpg" alt="IMG 20260404 145854" width="300" height="171" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 41" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854-300x171.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854-1024x585.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854-768x439.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854-1536x877.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145854.jpg 1865w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37389" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536-300x175.jpg" alt="IMG 20260404 150536" width="300" height="175" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 42" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536-300x175.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536-1024x596.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536-768x447.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536-1536x894.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_150536.jpg 1753w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, n’a pas mâché ses mots. « La conséquence de l’ignorance, c’est souvent la mort – physique, émotionnelle ou sociale », a-t-elle lancé, avant de rappeler une évidence trop souvent oubliée : « On ne supporte pas au péril de sa vie. » S’appuyant sur une lecture biblique inattendue, elle a défendu l’égalité originelle entre l’homme et la femme, concluant que les femmes ne sont « pas là pour le divertissement, mais ce sont des bâtisseuses ». Une intervention qui a électrisé l’assistance.</p>
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<p>Les échanges ont également mis au jour des dysfonctionnements criants. Pourquoi, par exemple, exiger d’une famille éplorée qu’elle produise elle-même une autopsie, alors que cette tâche revient au procureur ? Pourquoi faire payer un tel document à des proches déjà frappés par la perte d’un des leurs ? L’assemblée a aussi relevé que trop de victimes portent plainte dans un seul objectif pécuniaire – réparation financière, astreinte, amende – plutôt que pour un motif psychologique ou une quête de justice. Un biais qu’il faudra déconstruire.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37374" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633-300x175.jpg" alt="IMG 20260404 160633" width="300" height="175" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 46" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633-300x175.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633-1024x598.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633-768x448.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633-1536x896.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_160633.jpg 1736w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37373" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108-300x178.jpg" alt="IMG 20260404 161108" width="300" height="178" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 47" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108-300x178.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108-1024x606.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108-768x455.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108-1536x909.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_161108.jpg 1654w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Du côté des institutions, la représentante de la ministre de la Défense, Mme Ambourouet, visiblement émue, a plaidé pour une appropriation des outils juridiques existants, tandis que la représentante de la présidente du Sénat a martelé qu’« une femme ignorante ne peut pas avancer ». Un ancien sénateur, défenseur des droits de l’homme, a proposé de relancer des émissions de sensibilisation comme « Ton droit et mon droit » et de revenir aux valeurs culturelles du « respect de la dignité humaine ».</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37383" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614-300x175.jpg" alt="IMG 20260404 145614" width="300" height="175" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 48" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614-300x175.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614-1024x598.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614-768x448.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614-1536x897.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_145614.jpg 1730w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Enfin, Chérie Yoni Tsango Ngoussi, présidente du Ladies club for leadership and development, a lancé un appel vibrant pour un numéro vert dédié à la protection des enfants, prévenant : « Les enfants détruits aujourd’hui deviendront les adultes de demain porteurs de dérives. »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37370" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145-300x172.jpg" alt="IMG 20260404 172145" width="300" height="172" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 49" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145-300x172.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145-1024x587.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145-768x441.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145-1536x881.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172145.jpg 1841w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37369" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205-300x179.jpg" alt="IMG 20260404 172205" width="300" height="179" title="Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée 50" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205-300x179.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205-1024x611.jpg 1024w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205-768x458.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205-1536x917.jpg 1536w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/IMG_20260404_172205.jpg 1610w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au terme des débats, une promesse a été prise : le rapport de cette assise sera déposé au Parlement gabonais et aux instances nationales de lutte contre les violences faites aux femmes. Avant de se disperser autour d’une collation et d’ateliers juridiques et psychologiques, l’assistance a retenu une leçon, résumée par Sidonie Flore Ouwé : « Refusons que le silence soit une arme contre les victimes. Faisons de la dénonciation légale un bouclier de justice. » Reste à savoir si les murs de l’Oasis, ce jour-là, ont suffisamment porté la voix pour qu’elle ne retombe plus jamais.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/04/05/au-salon-de-la-femme-briser-le-silence-pour-que-la-justice-ne-reste-pas-une-voix-etouffee/">Au Salon de la Femme, briser le silence pour que la justice ne reste pas une voix étouffée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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		<title>« Le silence protège l’agresseur » : Le Salon de la Femme bouscule les codes pour une Journée internationale des droits des femmes résolument engagée</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/04/01/le-silence-protege-lagresseur-le-salon-de-la-femme-bouscule-les-codes-pour-une-journee-internationale-des-droits-des-femmes-resolument-engagee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 17:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[célébration]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>
		<category><![CDATA[Salon de la Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Sidonie Flore Ouwé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si, cette année, la célébration du 8 mars se prolongeait dans un élan de courage collectif ? C’est le pari ambitieux qu’a décidé de relever Sidonie Flore Ouwé, magistrate&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/04/01/le-silence-protege-lagresseur-le-salon-de-la-femme-bouscule-les-codes-pour-une-journee-internationale-des-droits-des-femmes-resolument-engagee/">« Le silence protège l’agresseur » : Le Salon de la Femme bouscule les codes pour une Journée internationale des droits des femmes résolument engagée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Et si, cette année, la célébration du 8 mars se prolongeait dans un élan de courage collectif ? C’est le pari ambitieux qu’a décidé de relever Sidonie Flore Ouwé, magistrate hors catégorie et présidente de l’association Salon de la Femme, en conviant le public à un événement qui se veut bien plus qu’une simple commémoration.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le samedi 4 avril 2026, à partir de 12h30, l’élégante quiétude de l’Oasis des Princes à Angonjé se muera en un espace de libération et de combat. Sous un thème qui résonne comme un manifeste, « Le silence protège l’agresseur et la dénonciation légale libère et protège la victime », cette édition entend briser la chape de plomb qui pèse trop souvent sur les victimes.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37342" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180535-300x209.jpg" alt="Screenshot 20260401 180535" width="300" height="209" title="« Le silence protège l’agresseur » : Le Salon de la Femme bouscule les codes pour une Journée internationale des droits des femmes résolument engagée 53" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180535-300x209.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180535-768x536.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180535.jpg 861w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Sidonie Flore Ouwé, dont la carrière dans la magistrature incarne l’autorité et l’intégrité, ne cache pas son ambition pour cette journée. Portant la double casquette de présidente et de haute figure judiciaire, elle met son expertise au service d’une cause : démontrer que la loi, loin d’être une abstraction froide, est le rempart le plus solide pour celles et ceux qui osent franchir le pas de la parole.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Au Salon de la Femme et ses partenaires vous invitent à la célébration ambitieuse de la Journée Internationale des Droits de la Femme », annonce-t-elle, soulignant par cet appel la force d’un collectif uni derrière une mission de justice sociale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37341" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180455-300x191.jpg" alt="Screenshot 20260401 180455" width="300" height="191" title="« Le silence protège l’agresseur » : Le Salon de la Femme bouscule les codes pour une Journée internationale des droits des femmes résolument engagée 54" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180455-300x191.jpg 300w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180455-768x489.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-180455.jpg 943w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L’événement se veut à la hauteur de cette exigence. L’après-midi du 4 avril sera ponctué de prises de parole, d’échanges et de moments de convivialité, dans l’écrin raffiné de l’Oasis des Princes. Plus qu’une réunion, c’est un véritable outil de protection que les organisateurs souhaitent remettre entre les mains des participants : celui de savoir que la dénonciation, lorsqu’elle est encadrée par la loi, devient une arme de libération massive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Venez nombreux, ensemble faisons de la parole un outil de protection et de justice », conclut la magistrate, lançant ainsi un appel solennel à toute une communauté. Un appel à transformer l’indignation silencieuse en actes concrets, et la parole individuelle en force collective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rendez-vous donc à Angonjé pour transformer cette Journée internationale des droits des femmes en un temps fort de mobilisation, d’information et d’espoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/04/01/le-silence-protege-lagresseur-le-salon-de-la-femme-bouscule-les-codes-pour-une-journee-internationale-des-droits-des-femmes-resolument-engagee/">« Le silence protège l’agresseur » : Le Salon de la Femme bouscule les codes pour une Journée internationale des droits des femmes résolument engagée</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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		<title>Représentation féminine : quand la politique fabrique de la violence symbolique</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/04/01/representation-feminine-quand-la-politique-fabrique-de-la-violence-symbolique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 14:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[représentation]]></category>
		<category><![CDATA[Sidonie Flore Ouwé]]></category>
		<category><![CDATA[symbolique]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vidéo, tournée dans un cadre sobre, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit Sidonie Flore Ouwé, magistrate hors catégorie et présidente de l’association Salon des Femmes,&#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com/2026/04/01/representation-feminine-quand-la-politique-fabrique-de-la-violence-symbolique/">Représentation féminine : quand la politique fabrique de la violence symbolique</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://gabon-info.com">Gabon Info</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La vidéo, tournée dans un cadre sobre, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit Sidonie Flore Ouwé, magistrate hors catégorie et présidente de l’association Salon des Femmes, livrer une analyse qui, sous des airs de constat, agit comme un coup de scalpel. Loin des discours convenus sur la parité, elle pointe du doigt une contradiction centrale : à force de vouloir “donner des droits” aux femmes sans les armer en amont, le politique risque de transformer l’émancipation en simple vitrine.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>“Le tout, ce n’est pas de faire de l’échantillonnage”, prévient-elle, en référence aux quotas imposés dans les instances dirigeantes. Désigner trente ou cinquante femmes sans s’assurer qu’elles disposent de l’expérience, de la formation ou du cadre protecteur nécessaire revient, selon elle, à les “jeter dans la mare”. Une formule brutale pour une réalité qu’elle qualifie d’une autre forme de violence : celle qui s’exerce au cœur même des cercles de décision, lorsque la représentation devient un alibi et que le mérite individuel s’efface derrière une logique comptable.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-37330" src="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-132426-228x300.jpg" alt="Screenshot 20260401 132426" width="228" height="300" title="Représentation féminine : quand la politique fabrique de la violence symbolique 56" srcset="https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-132426-228x300.jpg 228w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-132426-779x1024.jpg 779w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-132426-768x1009.jpg 768w, https://gabon-info.com/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260401-132426.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 228px) 100vw, 228px" /></p>
<p>Ce que Sidonie Flore Ouwé dénonce, en creux, c’est une illusion démocratique. Celle qui consiste à croire que la présence numérique suffit à combler des siècles d’invisibilisation juridique et sociale. Pour elle, la question est plus radicale : avant d’occuper des postes, encore faut-il que les femmes soient pleinement reconnues comme des “sujets de droit”, conscientes de leurs prérogatives et non pas réduites à l’acquittement d’obligations sans jamais savoir qu’elles peuvent aussi exiger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Magistrate, elle l’est jusqu’au bout de la phrase. Aussi ne se contente-t-elle pas d’une critique de la représentation politique. Elle tire l’alarme sur un maillon essentiel de la chaîne judiciaire : la formation des officiers de police judiciaire et des acteurs de la poursuite. “Il n’est pas normal que les officiers de police et judiciaires à compétence générale puissent connaître ces questions”, martèle-t-elle, inversant volontairement la formulation. Sous-entendu : l’ignorance des mécanismes des violences faites aux femmes n’est pas une fatalité, mais un manque de volonté politique. Cette carence, explique-t-elle, participe directement de la sous-dénonciation. Les femmes ne se confient pas à celles et ceux qui, faute de formation spécialisée, risquent de ne pas les croire ou de mal orienter leur parcours judiciaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’année 2026, promet-elle, sera celle du “droit, justice et actions concrètes”. Mais derrière l’horizon affiché, c’est un cri d’urgence qui traverse son propos. L’accès équitable à la justice – pierre angulaire de tout État de droit – ne peut se réduire à une promesse procédurale. Il suppose des enquêtes menées par des autorités compétentes, des juges impartiaux et, en amont, une politique qui cesse de traiter les violences faites aux femmes comme un sujet annexe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Là où d’autres appelleraient à une simple sensibilisation supplémentaire, l’association Salon des Femmes, qu’elle préside, a choisi la stratégie du manuel. Des fascicules seront mis à disposition au siège de l’organisation, afin que “nul n’en ignore”. Et le centre d’écoute, déjà actif, accueille désormais aussi les hommes victimes de violences – une réalité encore trop souvent invisibilisée, admet-elle, même s’ils restent peu nombreux à franchir le seuil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui frappe dans cette intervention, c’est l’insistance sur la continuité. Aucune mesure ponctuelle, aucun effet d’annonce ne saurait remplacer une “formation permanente” des acteurs de terrain, ni un accompagnement durable des victimes. La magistrate ne dit pas autre chose lorsqu’elle évoque un “engagement politique” digne de ce nom : un engagement qui ne se mesure pas aux seuls textes législatifs, mais à la capacité effective des femmes à voir leurs droits reconnus, du bureau du procureur au huis clos familial.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En attendant les assises nationales annoncées, dont elle dit attendre la tenue pour s’exprimer plus avant, Sidonie Flore Ouwé pose une pierre dérangeante dans le débat public. Et si la violence la plus insidieuse n’était plus celle que l’on nomme, mais celle que l’on institutionnalise sous couvert de progrès ? À l’heure où les promesses d’égalité fleurissent dans les discours officiels, sa voix de magistrate rappelle une évidence trop souvent oubliée : sans formation, sans accompagnement et sans justice effective, la parité n’est qu’un miroir. Et le flambeau, si l’on ne prend garde à qui le porte, risque de n’éclairer personne.</p>
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		<title>Ogooué-Letili : Sidonie Flore Ouwé fait de l&#8217;association féminine un rempart contre la tempête</title>
		<link>https://gabon-info.com/2026/02/22/ogooue-letili-sidonie-flore-ouwe-fait-de-lassociation-feminine-un-rempart-contre-la-tempete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimmy MANDOUKOU]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 09:29:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Association]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Ogooué-Letili]]></category>
		<category><![CDATA[Sidonie Flore Ouwé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salle de la Chambre de commerce de Libreville avait des airs de grande messe samedi. Les femmes du département de l&#8217;Ogooué-Letili étaient venues en nombre, répondant à l&#8217;appel de&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La salle de la Chambre de commerce de Libreville avait des airs de grande messe samedi. Les femmes du département de l&rsquo;Ogooué-Letili étaient venues en nombre, répondant à l&rsquo;appel de la sénatrice Landimi Ndjeri Grâce Hilda Épouse Abourou Obini. Mais c&rsquo;est une autre figure qui a capté toute l&rsquo;attention quand elle a pris la parole. Sidonie Flore Ouwé, magistrate hors catégorie et présidente de l&rsquo;association Salon de la Femme, n&rsquo;a pas simplement délivré une communication. Elle a tissé, avec une pédagogie désarmante, un parallèle audacieux entre la cellule familiale et la vie associative, invitant ses sœurs à comprendre que s&rsquo;unir n&rsquo;est pas une option, mais un impératif de survie.</strong></p>
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<p>Devant une assistance suspendue à ses lèvres, celle qui manie le verbe avec la même précision que le droit a choisi la métaphore la plus universelle qui soit : celle du mariage et de la famille. « La première association qui existe, c&rsquo;est la famille », a-t-elle lancé, provoquant chez son auditoire ces petits hochements de tête qui ne trompent pas sur la connexion établie. Elle a décrit, avec des mots simples, cette rencontre entre un homme et une femme qui décident de ne plus être seuls, qui échafaudent des projets, qui définissent des rôles avant d&rsquo;aller officialiser leur union devant le maire. « Il y aura un leader, celui qui a eu l&rsquo;initiative, et puis il y aura des managers, ceux qui vont faire en sorte que la famille ne tombe pas. » La salle a souri, reconnaissant dans ce tableau le quotidien de tant de foyers.</p>
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<p>Mais Sidonie Flore Ouwé n&rsquo;est pas du genre à s&rsquo;arrêter aux évidences. La magistrate a poussé plus loin sa démonstration, glissant avec malice que dans cette première association qu&rsquo;est la famille, chaque contribution a sa valeur. « Si vous dites que vous pouvez faire le dessert, c&rsquo;est un rôle important. Si vous dites que c&rsquo;est balayer le salon, c&rsquo;est chacun qui apporte quelque chose. » Une façon subtile de rappeler que le travail domestique, souvent invisibilisé, constitue une pierre angulaire de l&rsquo;édifice social.</p>
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<p>C&rsquo;est alors que le bât blesse. « Pourquoi aujourd&rsquo;hui les femmes doivent s&rsquo;associer quand on sort du cadre matrimonial ? » La question, posée crûment, a fait mouche. La magistrate a égrené les raisons avec une franchise qui a parfois piqué, mais toujours convaincu. L&rsquo;isolement d&rsquo;abord, cet ennemi silencieux qui rend chaque tempête personnelle insurmontable. La précarité ensuite, qu&rsquo;elle soit matérielle ou psychologique. « Vous pouvez avoir tout ce qu&rsquo;il faut pour manger et dormir, et être psychologiquement complètement amorti », a-t-elle averti, touchant du doigt cette détresse moderne que les apparences masquent si bien.</p>
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<p>Puis sont venues les violences. Et là, Sidonie Flore Ouwé a brisé un tabou avec l&rsquo;autorité tranquille de celle qui connaît les textes et la vie. « Il y en a qui vivent les violences depuis longtemps et qui ne savent pas qu&rsquo;elles sont dans la violence. » Elle a pris un exemple qui a glacé l&rsquo;assemblée : une mère qui dit à sa fille « tu es bête, tu ne vas pas réussir ». « Je vis ça comme une violence », a-t-elle asséné. « Ce ne sont pas des propos normaux parce qu&rsquo;ils sortent de la bouche d&rsquo;une mère. » Et d&rsquo;ajouter, avec une lucidité dérangeante, que les violences ne sont pas l&rsquo;apanage des hommes. « Entre femmes, il nous arrive d&rsquo;exercer des violences sans le savoir. » L&rsquo;association devient alors ce miroir collectif qui permet de reconnaître l&rsquo;inacceptable.</p>
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<p>L&rsquo;autonomie économique a naturellement trouvé sa place dans ce plaidoyer. Mais là encore, la magistrate a évité les discours convenus. Elle a parlé des tontines, ces pratiques si ancrées dans les habitudes, pour en rappeler l&rsquo;exigence morale. « Lorsque vous prenez l&rsquo;argent des autres pour réaliser votre projet, si vous ne remboursez pas, vous causez un préjudice énorme. » Une piqûre de rappel salutaire sur les valeurs qui doivent sous-tendre la solidarité : respect, dignité, et cette crainte de Dieu qui, selon elle, conditionne le respect des autres.</p>
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<p>Le moment le plus fort est venu quand Sidonie Flore Ouwé a entrepris de « déifier » la femme, comme elle l&rsquo;a dit. Elle a énuméré, dans une litanie puissante, tous ces rôles que les femmes endossent quotidiennement sans même y penser : administrateur général de la maison, urgentiste, cuisinière, technicienne de surface, porteuse de bébé. « Chaque activité que je cite est un métier rémunéré ailleurs », a-t-elle martelé. « Si votre frère ou votre époux devait payer chacun de ces métiers, le salaire de la femme serait peut-être plus important que celui qui vient de l&rsquo;extérieur. »</p>
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<p>La salle a applaudi, moins par politesse que par reconnaissance. Ces femmes de l&rsquo;Ogooué-Letili, venues des villages et des villes, ont entendu ce jour-là bien plus qu&rsquo;un exposé sur le cadre juridique des associations. Elles ont reçu une leçon de vie et de dignité. « Notre pays est malade parce que la femme est malade », a conclu Sidonie Flore Ouwé. « Le génie de ce pays est une femme. » Une phrase qui résonnera longtemps, au-delà des murs de la Chambre de commerce, dans les foyers et les villages du département.</p>
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