Loi sur la légalisation de l’avortement : le Gabon doit rechercher sa propre voie

Le sujet de la dépénalisation de l’avortement, aussi appelé IVG (interruption volontaire de grossesse), est revenu sur le devant de la scène. C’est dans ce contexte que les Journées de réflexion et d’échanger vers la dépénalisation de l’avortement au Gabon, sont organisées par le département des recherches des dynamiques sociales et le réseau des femmes pour la santé de la reproduction en Afrique Centrale.

 

Pour les initiateurs, il s’agit de sensibiliser sur les conséquences de la criminalisation de l’avortement, tant sur la santé des femmes que sur leurs droits fondamentaux. Ces journées visent à promouvoir des politiques progressistes qui garantissent le droit des femmes à disposer de leur corps et à mobiliser autour de la dépénalisation de l’avortement dans notre pays.

 

Doit-on pour autant oublier le respect de la vie, trésor de la culture Gabonaise, comme aussi la conviction que l’esprit prime l’instinct ? Tous les

affranchissements à la mode sont-ils un gain pour la société Gabonaise ? La légalisation de l’avortement est-elle en phase avec la coutume gabonaise et la réalité au Gabon ?

 

Pour l’instant, l’avortement est illégal sans aucune exception au Gabon. Les opposants farouches au projet de loi portant sur sa dépénalisation y voient une manière de vulgariser l’avortement.

 

« Il n’appartient pas à l’être humain de disposer de la vie », a déclaré Joseph, Pasteur d’une église du Pk8 dans le 6e arrondissement de Libreville. Il a affirmé que la solution, c’est de prévenir et non d’essayer de trouver des solutions après coup. Interrogé sur le cas de nombreux décès à cause des avortements clandestins par peur des poursuites pénales, le Pasteur Joseph affirme qu’il y a d’autres causes de mortalité, autre que l’avortement, qui doivent attirer encore plus notre, attention à l’exemple le paludisme ou la recrudescence des AVC.

 

Le vrai problème, déclare-t-il, c’est l’incompréhension réciproque entre l’homme et la femme. La phase d’ovulation des femmes ne dure que 48 heures. Donc, les couples ont largement le temps pour satisfaire leurs désirs corporels, sans créer des accidents ou des grossesses inattendues. L’Eglise Catholique Romaine du Gabon, dans le respect du concile de Vatican, condamne depuis toujours l’avortement. Ce qui est sûre c’est que la vie est si chère aux yeux de tout être humain. On dit que seul Dieu a le droit d’ôter la vie à quelqu’un. Et la loi aussi ne permet pas à quiconque de tuer quelqu’un sans sa permission. Mais est-ce qu’on parle déjà d’être humain lorsqu’il s’agit d’un fœtus ? Les Catholiques répondent par l’affirmative.

 

Ce qu’il faut comprendre, c’est que tout projet de loi visant à l’égaliser l’avortement au Gabon n’a rien de Gabonais, encore moins d’africain ! Il est, de A jusqu’à Z, piloté par des agents externes au Gabon, à l’Afrique : de l’introduction de concepts normatifs du « développement » tels que le « genre » ou la « santé reproductive », à la rédaction des documents politiques ou juridiques, à leur adoption, puis à leur mise en œuvre et enfin à la surveillance de leur mise en œuvre.

 

Nous faisons appel à la responsabilité de certains de nos dirigeants qui, achetés par l’argent, collaborent à ces programmes hideux et mortifères. Nous invitons avec insistance les responsables politiques et religieux, qui ont la lourde charge de conduire et de protéger la population gabonaise, à étudier avec attention et à analyser avec grand soin et responsabilité les documents, les stratégies et les programmes de développement de la gouvernance mondiale. Ces documents, même s’ils semblent, dans leur présentation et formulation extérieures, procurer des éléments de bien-être et de prospérité à tous, sont en réalité de véritables programmes de destruction des pauvres et des valeurs de l’humanité, et non de développement respectueux de la dignité et de la sacralité de la personne humaine et du bien-être de la famille lorsqu’ils intègrent, de manière souvent cachée, l’agenda de la révolution sexuelle occidentale.

 

Lorsque à présent, les mêmes sociétés commencent, dès la

scolarité, à lancer une banalisation de l’accouplernent, au nom de la préservation, ne faut-il pas s’attendre à bien

des grossesses non désirées, en même temps qu’une progression des risques du Sida ? Ainsi, la société qui semble

renoncer à une éducation valorisante de la maîtrise de soi et du sens de l’amour responsable, se trouve acculée au

perfectionnement d’une stratégie style vétérinaire pour la protection de son troupeau humain. Force est de

reconnaître que la proposition de la loi sur la dépénalisation de l’avortement au Gabon est sous contrainte

internationale, dans un contexte de mondialisation. C’est le moment où nous devons sauvegarder notre « culture de

la vie, notre tradition ». Doit on imiter bêtement ce que font les autres, alors qu’eux-mêmes

considèrent la légalisation de l’avortement comme « Gage mortel donné à l’irresponsabilité de trop de

comportements ».

 

De plus, il ne faut pas confondre l’ITG à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG).

 

Contrairement à l’IVG qui donne libre droit à l’avortement, quelle que soit la raison, l’ITG est un recours médical nécessaire à la sauvegarde de la vie de la mère. Les textes, dans certains pays proposent entre autres une interruption de la grossesse lorsque les médecins constatent des complications. Le texte prévoit également le recours à l’ITG pour les femmes victimes de viol et d’inceste et celle dans l’incapacité mentale d’assumer leur rôle de mère ou de parent.

 

Christelle Koumba, une compatriote sur les réseaux sociaux, évoque de la question de chrétienté ou encore de droit de l’homme. Elle affirme qu’elle est chrétienne et qu’elle serait également contre la libération de l’avortement volontaire mais soutient une interruption de la grossesse dans le cas d’une nécessité médicale pour protéger la mère et les médecins dans la légalité de la pratique.

 

Quelques pays, notamment en Afrique et en Amérique centrale ont rendu l’avortement non punissable en cas de viol même si l’avortement reste illégal. Les femmes qui avaient été violées et souffraient d’un handicap mental peuvent ainsi avorter sans risquer de poursuite pénale dans ces pays.

 

Ici chez nous, l’avortement devrait rester proscrit, déjà d’un point de vue démographique. Le Gabon est peu peuplé, pour se permettre de promouvoir le droit à l’avortement, il faudrait donc élargir et renforcer la campagne de sensibilisation.

 

L’avortement, non seulement tue un humain, mais aussi entraine un impact psychologique sur la femme, et sa conscience ne laissera jamais tranquille jusqu’à sa mort, mais, après sa mort c’est une autre histoire devant Dieu.

 

Aux Parlementaires Gabonais

 

Ayez le courage et prenez l’engagement de respecter, d’aimer et de servir le Gabon en vérité !Protégez et défendez les valeurs séculaires de notre pays ! Cherchez et servez avant tout le bien de ses fils et ses filles ! Renoncez à la triple séduction du plaisir, de l’argent et du pouvoir !

 

Soyez unanimement blessés, au plus intime de vos cœurs d’élus du peuple, par les attaques contre la vie, la famille, ce qui est moral et sacré, le sain développement humain de nos jeunes, avenir du Gabon, le plein épanouissement des femmes, le respect des personnes âgées, dont nos cultures africaines ont un sens si aigu. Des intérêts égoïstes et pervers s’imposent à notre pays, à notre continent à une vitesse qui ne cesse de s’accélérer, avec une agressivité qui ne cesse de se renforcer, de manière de plus en plus organisée et puissamment financée, introduisant dans nos sociétés un individualisme et un hédonisme si étrangers à ce que nous sommes et voulons être.

 

C’est pourquoi nous vous implorons de mettre fin aux campagnes immondes de promotion de la civilisation occidentale de la mort sur notre continent. Il s’agit d’une résurgence terrifiante de l’esprit colonialiste se déguisant sous les noms alléchants de liberté, égalité, droits, autonomie, démocratisation et développement. Préservatifs, contraceptifs, programmes d’éducation sexuelle fabriqués ailleurs, purement techniques, sans références morales, avortement prétendument « sans risques » sont devenus des denrées plus accessibles aux africains que le mode d’emploi du développement intégral dont nous avons un besoin vital. Nul n’ignore désormais que sous l’euphémisme de « santé et droits sexuels et reproductifs », ces programmes sont purement et simplement imposés comme condition d’aide au développement. Il en est de même de la « perspective du genre », selon laquelle la maternité, l’identité filiale et nuptiale de l’être humain et la famille basée sur le mariage entre un homme et une femme seraient des « stéréotypes discriminatoires ». Dites Non, à la légalisation de l’avortement au Gabon!



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...