Ce 29 juin 2024, Une causerie politique animée par les responsables de l’Alliance Patriotique du Gabon (APG) a eu lieu hier au quartier Avéa 1, dans le deuxième arrondissement de Libreville. Cette rencontre, qui a rassemblé une foule nombreuse et des représentants de partis politiques de renom, avait pour objectif de discuter avec les populations des sujets brûlants de l’actualité, tels que la mauvaise gestion des administrations publiques, la nationalité et les velléités de révision constitutionnelle.

Lors de cette causerie, les membres de l’APG ont invité les populations à voter ‘NON’ au référendum prochain. Les leaders des partis politiques invités, notamment le Colonel MAKITA, président du RAPID, Paul Ulrich Malekou, président du Mouvement Osons pour L’Afrique, et Joachim Mbatchi Pambou du FDR, ont tour à tour dénoncé l’émergence de nouvelles castes de profiteurs et les dérives du pouvoir en place.
Le Colonel MAKITA a vivement critiqué les résolutions du rapport du Dialogue National, en particulier la question de l’attribution de la gestion des élections au ministère de l’Intérieur et l’interdiction aux binationaux d’accéder à certains postes de responsabilité. Selon lui, ces mesures relèguent les binationaux à une classe de « sous-Gabonais » et constituent un recul démocratique.

Paul Ulrich Malekou a, quant à lui, pointé du doigt la France comme étant le principal responsable des maux qui minent le pays. Il a dénoncé l’installation des chefs d’État, le pillage des richesses, la présence militaire française et la « monnaie de singe » du pays, autant de facteurs qui, selon lui, relèguent le Gabon dans la précarité totale. Il a invité la France à « simplement dégager » du pays.
Joachim Mbatchi Pambou a dénoncé le populisme des dirigeants du CTRI, les actes dénoncés durant le régime déchu, la coloration des structures de gouvernance par les cadres de l’ancien parti-État (PDG), ainsi que l’impunité dont jouissent les militaires et les proches du chef de l’État actuel. Il a invité les populations à voter « non » au référendum.

Gaël MBINA a quant à lui dénoncé la conservation des cadres pédégistes, les nominations des parents et amis au sein de l’appareil d’État, les abus et violences illégales orchestrés par les membres des corps de sécurité et de défense nationale, et l’organisation et résolutions du Dialogue National qu’il considère comme une mascarade. Il a demandé la diminution du nombre de généraux des corps d’armée et la libération de Kelly Ondo Obiang.

Gaël Boucka MBINA, président de l’APG, a déclaré que la tournée de conscientisation du peuple gabonais initiée il y a trois mois se poursuit, avec pour objectif de discuter avec la population et de la sensibiliser sur les différentes résolutions prises lors du dialogue inclusif. Il a dénoncé le fait que les sanctions telles que la suppression des partis politiques et la suspension des membres du PDG ne remontent qu’à 2014, alors que la souffrance des Gabonais a commencé bien avant cette date.
Face à ces constats, l’Alliance Patriotique du Gabon appelle les populations à voter ‘NON’ au référendum prochain, estimant que leurs aspirations ne sont pas prises en compte et que les dérives politiques et démocratiques sont légion. Les responsables de l’APG entendent poursuivre leur tournée de conscientisation pour mobiliser les Gabonais autour de cette question majeure pour l’avenir du pays.
