Une mesure exceptionnelle pour soutenir les hôtels, restaurants, boîtes de nuit et bars-dancing face aux défis de la Covid-19 et des contraintes administratives
Dans un élan de soutien aux opérateurs économiques du secteur touristique, le président de la République gabonaise, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris la décision d’annuler la dette fiscale de certains établissements de nuit, tels que les hôtels, restaurants, boîtes de nuit et bars-dancing, à la date du 30 avril 2024.
Cette mesure salutaire, rendue publique par un communiqué conjoint des ministères de l’Economie et des Participations et du Tourisme et de l’Artisanat, le 27 juin 2024, vise à aider ces structures à surmonter les difficultés liées à la pandémie de Covid-19 et aux contraintes administratives et sécuritaire.
« Le président de la transition, président de la République, chef de l’État, le général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, face aux difficultés que rencontrent les opérateurs économiques du secteur Tourisme, a instruit le gouvernement de prendre, sans délai, les mesures visant à soutenir les activités de ce secteur essentiel de l’économie de notre pays », peut-on lire dans le communiqué.
Face aux défis auxquels sont confrontés les acteurs du secteur touristique, le chef de l’État
a instruit le gouvernement de prendre des mesures urgentes pour soutenir leurs activités. En réponse à cette instruction, les ministres concernés ont annoncé l’annulation de la dette fiscale pour les exploitants d’établissements hôteliers, de restauration, de boîtes de nuit et de bars-dancing. Cette mesure exceptionnelle, qui prend effet à partir du 30 avril 2024, prévoit des modalités spécifiques en fonction du montant de la dette de chaque exploitant.
Ainsi, pour les exploitants dont les sommes dues sont inférieures ou égales à 30 millions de francs CFA, une annulation totale de la dette fiscale est prévue. En revanche, pour ceux dont la dette fiscale dépasse 30 millions de francs CFA, l’annulation sera soumise à un examen préalable de leur situation fiscale, au cas par cas. Par ailleurs, un crédit d’impôts, équivalent aux sommes déjà acquittées, sera accordé aux exploitants à jour de leurs obligations de paiement pour les exercices concernés, selon des modalités définies par les services fiscaux.
Cette initiative du gouvernement gabonais témoigne de sa volonté de soutenir et de relancer le secteur touristique, durement touché par la crise sanitaire et les contraintes administratives. En annulant la dette fiscale de ces établissements, les autorités espèrent leur permettre de retrouver une santé financière et de contribuer à la croissance économique du pays.
En définitive, cette mesure d’annulation de la dette fiscale pour les établissements touristiques est une bouffée d’oxygène bienvenue pour les acteurs du secteur. Elle devrait leur permettre de surmonter les difficultés actuelles et de se projeter vers un avenir plus prometteur, en contribuant ainsi au développement économique et touristique du Gabon.
