Curieuse façon de procéder à une période où il a été promis aux Gabonais une restauration de la Justice. Quelles accusations pertinentes valent particulièrement à Christine Audrey Chambrier Voua, désormais ex Directeur générale de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS), et au Président du Conseil d’Administration, Brigitte Anguillet MBA, d’être relevées de leurs fonctions ? L’opinion s’interroge…
Tout d’abord, parce qu’il est de nature que ce soit un décret qui nomme et qui met fin aux fonctions d’un agent public. Or, dans le cas d’espèce, c’est une décision ministérielle du patron gouvernemental des Affaires sociales qui a mis fin à celles des précitées. Fait curieux dans un contexte de restauration des Institutions de la République ! Car, que reproche-t-on particulièrement à l’ancienne DG ? Quand on entend les agents de la CNAMGS, affirmer, reconnaissants, que Chambrier Voua a révolutionné la Direction générale de la CNAMGS, citant, par exemple :
– la création des investissements en relation des évacuations sanitaires. – la mise en place d’une Direction générale des hôpitaux. – le traitement à des fins d’économie, du dossier concernant les évacuations sanitaires. Elle a suggéré que tous les malades pouvant subir des soins sur place soient pris en charge au pays par les structures compétentes et que, pour éviter à l’État des dépenses astronomiques et inutiles, il fallait avoir recours à des spécialistes venus d’ailleurs, non seulement pour les traitements, mais aussi pour la formation d’agents locaux. – la mise en place d’un bureau voyage ayant pour mission de remplir les formalités administratives et accompagner les patients jusqu’à leurs lieux d’évacuation.
Après autant de hauts faits d’armes dans un pays où les scandales sont légion, comment, par bon sens, expliquer pourquoi cette cabale contre dame Chambrier Voua, surtout lorsque l’on est convaincu du traquenard tendu contre elle par l’un de ses proches collaborateurs ci-devant proche du ministre des Affaires sociales. Le poste de DG de la CNAMGS attire tellement de convoitises que nombre d’entre eux voudraient l’occuper où placer un parent.
On retient de tout cela que les accusations portées contre l’ancienne DG de la CNAMGS sont fallacieuses et demandent à réfléchir sur l’état moral de ceux à qui on fait prendre des décisions humiliantes et compromettantes, car, sait-on, qu’est-ce qu’elles peuvent avoir comme conséquences, surtout néfastes sur le vécu de tout être. De quoi, crier au Machiavélisme, ce d’autant plus que le mode opératoire y est assimilé. Dans quel État déclaré de droit en effet, l’on a vu quelqu’un accusé, sans qu’il n’ait été à son encontre menées d’enquêtes le culpabilisant ? Doit-on, pour satisfaire ses opinions, travestir les principes de Droit administratif et de défense, dans le but avoué de pousser l’opinion nous rallier ?
Il est donc important que les détracteurs de Christine Audrey Chambrier Voua sachent que » le Gabon est une maison de verre où l’on voit de l’extérieur ce qu’il y a à l’intérieur et vis-versa », disait feu Omar Bongo Ondimba.
