Libreville, le 8 janvier 2025 – Dans un contexte marqué par une transition politique incertaine au Gabon, une initiative citoyenne, regroupant d’éminentes personnalités politiques et intellectuelles, a tenu une conférence de presse pour dénoncer les dérives observées dans la gestion actuelle du processus de transition. Ce collectif inédit, réunissant des figures majeures telles que Pierre-Claver Maganga Moussavou (ancien vice-président de la République), le professeur Albert Ondo Ossa (ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023), Jean-Claude Bilie-Bi-Nze (ancien Premier ministre) et Ali Akbar Onanga (ancien ministre), ont exprimé leur inquiétude face à l’évolution du pays depuis le coup d’État militaire du 30 août 2023.
Lors de cette déclaration, Ali Akbar Onanga, le porte-parole du collectif a rappelé que le Comité de transition et de restauration des institutions (CTRI), s’était engagé à conduire un processus inclusif, transparent et démocratique. Cependant, selon les intervenants, les autorités militaires au pouvoir semblent s’écarter de ces engagements initiaux en prenant des décisions unilatérales et en imposant un cadre institutionnel controversé.
Cinq exigences pour une transition crédible
Le collectif a formulé cinq exigences majeures pour remettre la transition sur les rails :
1. Retour des militaires dans les casernes : Une interdiction formelle pour les membres du CTRI de se porter candidats aux prochaines élections.
2. Retour à la Constitution de 1991 révisée en 1995 : Jugée plus consensuelle, cette Constitution pourrait servir de base juridique légitime pour organiser la transition.
3. Révision intégrale du cadre électoral : Un appel à l’instauration d’un processus véritablement inclusif pour garantir des élections transparentes et équitables.
4. Mobilisation populaire : Le collectif invite les citoyens à s’exprimer et à participer activement à la refondation des institutions.
5.Respect des engagements internationaux : Le Gabon doit se conformer aux normes démocratiques, notamment celles prévues par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.
Le collectif n’a pas ménagé ses critiques sur la nouvelle Constitution adoptée en novembre 2024. Celle-ci est jugée illégitime, en raison d’un taux d’abstention élevé et de nombreuses incohérences juridiques. Ils dénoncent également la rédaction précipitée d’un nouveau code électoral, orchestrée sans consultation des acteurs politiques et sociaux.
Pour conclure, les membres du collectif ont exhorté la population gabonaise à ne pas rester passive face à ces dérives. « Le Gabon appartient à tous ses fils et filles. Se taire aujourd’hui, c’est accepter que d’autres décident de notre avenir à notre place », ont-ils martelé, appelant à une mobilisation nationale pour exiger une transition démocratique et respectueuse des droits fondamentaux.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
