En plénière extraordinaire, l’Assemblée nationale de la transition a adopté le nouveau Code électoral à l’unanimité, avec trois abstentions. Fruit d’un processus participatif et inclusif, ce texte marque une avancée significative dans la quête de transparence et de renforcement de la démocratie au Gabon.
Le Parlement, pourtant en intersession, a été convoqué par le Président de la Transition pour examiner ce projet de loi élaboré par le Comité de rédaction et validé en Conseil des ministres. Un geste salué par les députés, démontrant une volonté de privilégier la souveraineté populaire. Durant trois jours d’intenses travaux s’étendant parfois jusqu’à l’aube, les élus ont minutieusement étudié et amendé ce texte historique.
Ce nouveau cadre législatif s’illustre par son caractère inclusif. Parmi les mesures phares, on note :
Transparence renforcée : Affichage des procès-verbaux devant chaque bureau de vote et à chaque étape de la centralisation des résultats, avec remise des exemplaires aux représentants des candidats.
Participation élargie : Création de deux sièges de députés pour la diaspora et possibilité pour les binationaux de se présenter aux élections législatives et locales.
Plafonnement des dépenses électorales : Limitation stricte des budgets de campagne, accompagnée d’une obligation de produire des comptes certifiés.
Encadrement des référendums locaux : Introduction d’un cadre législatif pour permettre des initiatives locales tout en garantissant leur transparence.
Inclusion des agents publics : Autorisation transitoire pour les magistrats, comptables publics, et agents de sécurité de se porter candidats, sous réserve de mise en détachement.
Ces dispositions traduisent la volonté de rompre avec les pratiques électorales opaques du passé et d’établir des normes rigoureuses pour des élections justes.
Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, député impliqué dans l’examen du texte, se dit satisfait à 85 %, tout en appelant à des améliorations sur certains points. Il milite notamment pour une commission électorale autonome et juge les montants des cautions électorales encore trop élevés, bien qu’ils aient été rationalisés.
Malgré ces réserves, il félicite le Comité de rédaction, l’Assemblée nationale, et le Président de la Transition pour leur engagement à doter le Gabon d’un code électoral sans précédent.
Ce Code électoral marque une étape cruciale dans la transition politique du Gabon, témoignant d’un engagement collectif pour consolider les bases démocratiques du pays. Si des ajustements sont encore nécessaires, l’adoption de ce texte est une avancée significative vers une gouvernance plus transparente et inclusive.
