Le Gabon s’apprête à accueillir un atelier régional majeur sur les produits cosmétiques éclaircissants, confirmant son rôle de pionnier dans la lutte contre l’utilisation du mercure en Afrique. Le 17 janvier 2025, une conférence de presse a été tenue au siège de l’OMS à Libreville pour présenter l’Atelier Régional sur l’élimination des produits cosmétiques éclaircissants contenant du mercure, prévu du 20 au 24 janvier. Organisé par le gouvernement gabonais avec le soutien de l’OMS et d’autres partenaires, cet événement réunira 200 experts pour discuter des dangers du mercure, particulièrement sur la santé des femmes et des enfants. Les intervenants ont souligné les conséquences néfastes de ces produits et l’importance d’une réglementation stricte pour protéger la santé publique et l’environnement.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 17 janvier au siège de l’OMS, les représentants des différentes institutions ont souligné l’ampleur du défi. Edgar Nziengui Doukaga, chargé de communication du ministère de la Santé, a révélé des chiffres alarmants : « Entre 30 et 40% d’évolution dans l’utilisation de ces produits cosmétiques éclaircissants à base de mercure ». Les conséquences sont graves : insomnie, hypertension, troubles cognitifs, et même risques de cancer.
Le mercure, composant toxique présent dans de nombreux produits éclaircissants, laisse une empreinte dévastatrice sur l’environnement. Jean Cyrille Ondo, du ministère de l’Environnement, alerte sur des taux de contamination inquiétants : « 500% au-dessus du niveau naturel dans les sols et 200% dans les océans », principalement dû à l’orpaillage.
Un phénomène culturel ancré

Jennifer Nupsia De Mayombo, Directrice de l’Information Gouvernementale, pointe du doigt la dimension culturelle du problème : « On a tous un proche victime de cette situation de décapage. On se décape la peau parce qu’on a vu quelqu’un le faire, et ça devient culturel ». Cette pratique, qui touche principalement les femmes mais aussi de plus en plus d’hommes et d’enfants, persiste malgré la connaissance des risques.
Le Gabon, seul pays pilote africain dans la mise en œuvre de la Convention de Minamata aux côtés de la Jamaïque pour l’Amérique et du Sri Lanka pour l’Asie, a déjà pris des mesures concrètes. Le pays a notamment interdit l’utilisation des thermomètres et amalgames dentaires contenant du mercure dans le secteur médical.

Une mobilisation médiatique sans précédent
Pour accompagner cet événement, le ministère de la Communication déploie un dispositif médiatique important. Prince Essone Mfoulou-Zé annonce une couverture extensive sur tous les médias publics et privés, incluant Radio Gabon, Gabon Télévision, et Afrika numéro 1, avec des éditions spéciales et des plateaux d’experts.

L’atelier régional, soutenu par le Programme des Nations unies pour l’environnement, l’OMS, et le Secrétariat de la Convention de Minamata, ne se veut pas uniquement scientifique. Comme le souligne Aziz, Conseiller en Communication de l’OMS au Gabon, l’objectif est d’impliquer activement tous les acteurs, y compris les journalistes, dans la lutte contre ces produits nocifs.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de santé publique et de protection environnementale, visant à sensibiliser la population aux dangers des produits éclaircissants et à promouvoir l’acceptation de sa couleur de peau naturelle.
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