L’affaire de la gestion des fermes agricoles à Ndendé et de Ntoum continue de susciter des interrogations et des tensions au sein de l’opinion publique et des institutions. Ce dossier met en lumière des dysfonctionnements dans la gestion des ressources agricoles nationales, ainsi que des soupçons d’utilisation abusive des biens publics au profit d’une société privée.
Tout a commencé avec une visite médiatisée du Premier ministre à la ferme de Ntoum, autrefois gérée par une société israélienne. Lors de cette visite, il a annoncé la relance de cette exploitation abandonnée en lançant une société privée, AGROPAG, avec pour ambition de redynamiser les infrastructures agricoles du pays. Guy Anicet Rerambyath, un de ses conseillers, a été désigné administrateur général de cette société.
Cependant, la création d’AGROPAG a rapidement suscité des interrogations, notamment en raison de l’utilisation présumée de ressources publiques, telles que des infrastructures et des équipements de l’État, pour des intérêts privés.
Le ministre de l’Agriculture, dirigé alors par Jonathan Ignoumba, a exprimé des réserves sur le caractère privé d’AGROPAG et a refusé d’allouer des ressources publiques, telles que des véhicules et des matériels agricoles, à cette société. Selon lui, ces équipements doivent être réservés aux entités publiques ou aux services déconcentrés du ministère pour soutenir les objectifs de souveraineté alimentaire.
Le ministre a également rappelé que l’État avait déjà mis en place la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG) pour piloter le développement du secteur agricole, ce qui rend l’initiative privée du Premier ministre encore plus controversée.
Conflits d’intérêts et soupçons
Plusieurs éléments aggravants ont émergé, notamment :
Une demande d’exonération douanière pour des biens privés, effectuée avec l’en-tête officiel de la Primature.
La mobilisation de fonds publics pour financer des formations agricoles à l’étranger, supposément au profit exclusif d’AGROPAG.
Une livraison de bovins destinée à Ndendé, qui s’est révélée bien inférieure aux chiffres annoncés (135 au lieu de 1 000).
Ces révélations ont renforcé les soupçons de conflits d’intérêts et de détournement de biens publics.
La controverse a pris une tournure politique lorsque des accusations syndicales ont été portées contre le ministre de l’Agriculture, l’accusant de détournement de véhicules. Après enquête, il a été confirmé que ces véhicules faisaient partie de l’escorte officielle du ministre et étaient immatriculés au nom du ministère, écartant ainsi tout soupçon de malversation. Cette affaire est apparue au moment où le ministre refusait d’allouer des ressources à AGROPAG, ce qui a soulevé des interrogations sur une possible tentative de déstabilisation.
Face à cette situation, la Présidence a réaffirmé son engagement pour une gestion transparente et équitable des ressources agricoles. Les équipements publics seront désormais exclusivement alloués aux entités sous tutelle de l’État et aux opérateurs du secteur respectant les directives nationales.
Vers une enquête approfondie
Une enquête serait en cours pour faire la lumière sur cette affaire et établir les responsabilités. L’objectif reste de garantir que les infrastructures agricoles servent les intérêts nationaux, dans une perspective de souveraineté alimentaire et de développement durable.
Cette affaire met en exergue la nécessité d’un contrôle rigoureux des initiatives publiques et privées, afin d’éviter que des projets ambitieux ne se transforment en instruments d’enrichissement personnel au détriment des populations.
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