Ce mercredi 19 mars 2025, Dr Itsana Marie Joselle Pélagie, présidente du Front citoyen pour la transparence électorale (FCTE), a tenu une conférence de presse pour annoncer le dépôt d’une requête officielle auprès de la Cour Constitutionnelle. L’objectif ? Invalider les candidatures à l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2025, en raison d’irrégularités jugées incompatibles avec les principes démocratiques.
Selon elle, plusieurs éléments compromettent la légitimité du scrutin. En premier lieu, l’article 170 du Code électoral, qui exige que les candidats soient nés de parents gabonais, pose un problème juridique insurmontable. En effet, avant le 19 février 1959, date de la promulgation de la Constitution gabonaise, la nationalité gabonaise n’existait pas. Les parents des candidats actuels, nés avant cette date, ne pouvaient donc pas être considérés comme Gabonais. Une situation qui rend, de facto, tous les candidats inéligibles.
« Avant 1959, il n’y avait pas de République gabonaise. Les Gabonais étaient alors des ressortissants d’un territoire français d’outre-mer. Il est donc impossible que les parents des candidats actuels soient nés Gabonais », a-t-elle expliqué, soulignant une violation flagrante des dispositions constitutionnelles.
Un processus électoral entaché de partialité
Outre cette aberration juridique, Dr Itsana Marie a dénoncé l’organisation biaisée du scrutin. Le ministre de l’Intérieur, nommé par le Président de la Transition – lui-même candidat à l’élection –, dirige le comité d’organisation (CNOCER). Une situation qui crée un conflit d’intérêts évident et met en péril l’impartialité du processus électoral.
« Comment peut-on prétendre organiser un scrutin libre et transparent lorsque le ministre de l’Intérieur, sous l’autorité directe d’un candidat, est chargé de superviser les élections ? C’est une mascarade », a-t-elle déclaré, exigeant que l’organisation des élections soit confiée à une instance indépendante et impartiale.
La composition des commissions électorales en question
La présidente du Front des Citoyens pour la transparence électorale a pointé du doigt la composition des commissions électorales, largement dominées par des partisans de l’ancien régime. Selon elle, cette situation ne permet pas une représentation équilibrée des forces politiques et de la société civile, compromettant ainsi la crédibilité du scrutin.
Appel à la Cour Constitutionnelle
Face à ces irrégularités, Itsana Marie Joselle Pélagie a appelé la Cour Constitutionnelle à prendre ses responsabilités. Elle demande la suspension immédiate du processus électoral, la révision de l’article 170 du Code électoral, et la mise en place d’une commission indépendante pour organiser les élections.
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour dénoncer une situation inacceptable qui met en péril la démocratie et l’État de droit au Gabon. La Cour Constitutionnelle doit agir pour garantir une élection conforme aux principes démocratiques », a-t-elle conclu, appelant à une mobilisation générale pour préserver l’intégrité du processus électoral.
Alors que la date du scrutin approche, ces révélations jettent une ombre sur la légitimité de l’élection présidentielle gabonaise. Reste à savoir si la Cour Constitutionnelle répondra à cet appel et si les autorités prendront les mesures nécessaires pour rétablir la confiance dans le processus démocratique.
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