Port-Gentil : un policier incarcéré après la mort tragique de Franzy Nguembi

Une semaine après le drame qui a coûté la vie à Franzy Nguembi, un père de famille de 39 ans, dans le quartier Chic du 2e arrondissement de Port-Gentil, l’affaire connaît un tournant judiciaire important. À l’issue de l’enquête préliminaire menée par l’Inspection Générale des Forces de Police Nationale (IGFPN), Kassegue Kayas, le policier impliqué dans cette bavure présumée, a été placé sous mandat de dépôt ce mardi 13 mai 2025. Il est poursuivi pour homicide involontaire.

 

Selon le rapport médical, la victime n’a reçu qu’un seul projectile – atteinte à l’abdomen – contredisant les premières rumeurs faisant état de deux tirs. Le frère aîné du défunt, témoin indirect du drame, a confirmé avoir entendu deux détonations alors qu’il avait le dos tourné, mais a nié que son frère ait été touché par deux balles.

 

Les résultats de l’autopsie viennent appuyer cette version : le premier coup de feu aurait été un tir de sommation, tandis que le second, fatal, a été tiré dans ce que le policier décrit comme un état de panique, invoquant une menace imminente représentée par la victime prétendument armée et des jeunes du quartier s’approchant de lui.

 

Une source judiciaire a précisé que si la victime avait été atteinte par deux tirs, l’enquête aurait pu déboucher sur une qualification plus lourde, à savoir l’homicide volontaire. Le manque de renforts policiers au moment de l’intervention a été souligné comme un facteur ayant pu contribuer à la gravité des faits.

 

Dans un geste d’apaisement, la famille de l’agent mis en cause a présenté ses excuses aux proches de la victime et s’est engagée à les soutenir moralement et matériellement pour les obsèques.

 

Franzy Nguembi, connu affectueusement sous le surnom de « Mignon », laisse derrière lui quatre enfants orphelins. Sa disparition brutale soulève une nouvelle fois la question des méthodes d’intervention des forces de l’ordre dans les quartiers populaires.

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