L’UPR choisit l’autoritarisme au détriment du libre engagement politique

Screenshot 20250515 212350La dernière note d’information diffusée par l’Union Pour la République (UPR), interdisant toute demande de démission à compter du 1er avril 2025 jusqu’à la fin des élections législatives et locales, soulève une vive inquiétude chez les observateurs politiques et les militants engagés. Cette mesure, bien qu’annoncée dès février, est aujourd’hui dénoncée pour son caractère arbitraire et contraire aux fondements de la démocratie partisane.

En effet, en empêchant formellement les membres de quitter librement le parti, même pour des raisons personnelles, idéologiques ou stratégiques, l’UPR impose une forme de verrouillage politique qui ne dit pas son nom. Cette décision, qualifiée d’« unique » par certains cadres, semble traduire une volonté de contrôler coûte que coûte l’image du parti à la veille d’échéances électorales cruciales. Mais à quel prix ?

 

Dans tout système démocratique, l’adhésion à un parti est un acte volontaire, tout comme la possibilité de s’en retirer. Refuser aux militants le droit de démissionner constitue une entrave au libre exercice de leur conscience politique. L’argument du “moment électoral” ne saurait justifier cette suspension des droits fondamentaux, pas plus qu’il ne saurait masquer un malaise profond au sein de la formation.

 

« C’est une façon de dire : nous avons besoin de vos noms, de vos visages et de vos voix, mais pas de votre liberté », a confié un sympathisant sous anonymat, visiblement outré par la mesure.

 

L’UPR donne le mauvais exemple. Ce type de disposition rappelle les pratiques de certains régimes autoritaires qui, à défaut d’adhésion sincère, préfèrent la contrainte déguisée. Un parti politique sain ne devrait-il pas être prêt à affronter les élections avec des membres convaincus plutôt qu’avec des militants forcés à rester ?

 

Face à cette dérive, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à l’annulation pure et simple de cette directive. Si les dirigeants de l’UPR souhaitent réellement construire une force politique durable et crédible, ils doivent faire preuve de transparence, de souplesse et surtout de respect envers leurs militants.

 

Le combat politique ne peut s’exercer efficacement que dans un climat de confiance et de respect mutuel. Imposer le silence ou l’immobilisme ne fera que nourrir la défiance et l’abstention.

 

Dans un contexte où les citoyens réclament plus de liberté, de clarté et d’intégrité dans l’engagement politique, il serait regrettable que l’UPR choisisse de s’inscrire dans une logique de verrouillage plutôt que d’ouverture. La démocratie ne se suspend pas au gré des échéances électorales ; elle se pratique au quotidien, dans les décisions les plus simples comme les plus symboliques.



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2 thoughts on “L’UPR choisit l’autoritarisme au détriment du libre engagement politique

  1. ASSEZ d’INTIMIDATIONS ! LA LOI EST AU-DESSUS DES MANŒUVRES PARTISANES

    Depuis quelque temps, certains partis politiques manifestement mal intentionnés , se permettent de publier des notes d’information ou de prendre des « dispositions » totalement infondées, prétendant pouvoir refuser la démission de certains de leurs militants. Ces pratiques, en contradiction flagrante avec les principes juridiques fondamentaux, ne sauraient prospérer dans un État de droit.

    Il est pourtant universellement reconnu que l’appartenance à un groupe en l’occurrence, un parti politique prend fin de trois manières : par démission, par exclusion ou par décès. Ce principe de base n’est pas une simple convention : il est expressément prévu par la LOI ORGANIQUE N°001/2025 du 19 janvier 2025 PORTANT CODE ÉLECTORAL en RÉPUBLIQUEGABONAIS, notamment en son article 82, qui stipule :

    « Tout membre adhérant à un parti politique légalement reconnu ne peut, sans démission préalable de celui-ci, dans un délai de quatre (4) mois au moins avant le scrutin, être investi par un autre parti politique ou se présenter comme candidat indépendant ou figurer sur une liste de candidats indépendants. »
    Autrement dit, la démission est un acte unilatéral, libre et personnel. Elle ne nécessite pas l’approbation du parti, encore moins son « acceptation ». Elle produit ses effets dès sa notification.

    Il est donc inacceptable que certains responsables de partis, dans une tentative de museler leurs membres, brandissent des notes internes ou des règlements comme s’ils étaient supérieurs à la loi. La loi est au-dessus de toute note, statut ou règlement intérieur.

    À ceux qui s’érigent en gardiens autoproclamés d’une discipline de parti dévoyée, nous disons ceci : cessez les intimidations. Respectez la volonté individuelle et le cadre légal. Il en va de la crédibilité de notre démocratie.

    Hadrien ENGONE BEKALE acteur politique du 2ème arrondissement de la commune de Ntoum.

  2. Bonjour
    Je suis vraiment déçu et surpris de cette note qui na jamais été publié et cela montre le caractère autoritaire ded dirigeants de l,UPR . En parcourant le nouveau code électoral cette note est frappé d,anticonstitutionnelle car dans le nouveau code électoral la loi prévoit qu,une personne peut démissionné quatre mois avant tout election et l,UPR par la voix de son Secretaire general autorise la démission qu,après les élections local et législatives et pourquoi avoir cache cette note aux militants et le publié le 13 mai 2025 que cache t-il ? Pourquoi s,agit-ils ? Que Monsieur le ministre de l,intérieure puisse nous éclaire face à cette note.

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