C’est une page d’histoire diplomatique qui se tourne. Après près de cinquante ans de brouille territoriale et diplomatique, la Cour internationale de justice (CIJ) a enfin tranché, ce 19 mai 2025, sur le différend opposant le Gabon et la Guinée équatoriale autour de l’île de Mbanié et des îlots Cocotiers et Conga, nichés au cœur de la stratégique baie de Corisco.
La querelle remonte aux années 1970. En cause : une poignée de terres à peine visibles sur la carte, mais stratégiquement situées à quelques kilomètres des côtes, dans une zone maritime réputée potentiellement riche en hydrocarbures. Pour Libreville comme pour Malabo, il ne s’agissait pas seulement de défense territoriale, mais d’enjeux économiques majeurs.
Pendant des décennies, les tractations politiques, parfois tendues, se sont succédé sans jamais aboutir à une solution durable. Des démonstrations de force symboliques, des communiqués musclés, et même des déploiements navals avaient alimenté les tensions sans jamais faire éclater le conflit ouvert. Jusqu’à l’accord de 2016 entre les deux capitales pour soumettre l’affaire à l’arbitrage de la CIJ.
Le verdict de La Haye était attendu avec fébrilité, tant par les chancelleries que par les populations locales. Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, et Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente honoraire de la Cour constitutionnelle, figuraient en première ligne lors du début des audiences, le 30 septembre 2024, témoignant du caractère hautement symbolique du dossier pour le Gabon.
Du côté équato-guinéen, les attentes étaient tout aussi fortes, portées par une volonté affichée de renforcer la souveraineté nationale sur l’ensemble des zones maritimes avoisinantes.
La décision de la CIJ, rendue publique ce lundi 19 mai, vient clore plusieurs décennies de rivalité. Si les détails du verdict n’ont pas encore été totalement divulgués à l’heure de notre publication, des sources proches du dossier évoquent un partage territorial encadré et une redéfinition des frontières maritimes reposant sur le droit international et les principes de l’équité.
La Cour a également rappelé la nécessité pour les deux États de collaborer à la gestion des ressources naturelles situées autour de la zone litigieuse, notamment les éventuelles réserves pétrolières et halieutiques.
Ce jugement manque-t-il la fin d’un long contentieux ou le début d’un nouveau chapitre d’alliances stratégiques ? Les observateurs restent prudents. Mais le signal envoyé par les deux pays, en choisissant la voie juridique et pacifique, résonne comme un exemple pour l’Afrique centrale, souvent secouée par des différends frontaliers mal réglés.
Pour les populations riveraines, notamment celles de la baie de Corisco, c’est aussi l’espoir d’une meilleure gestion des ressources, d’investissements durables, et d’un climat plus serein entre voisins.
Reste désormais à voir comment Libreville et Malabo traduiront cette décision en actes concrets. L’histoire, elle, retiendra que le 19 mai 2025, la CIJ a joué le rôle d’arbitre dans l’un des plus anciens bras de fer diplomatiques d’Afrique centrale.
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