AFFAIRE SAFETY : Une plateforme d’animaux fictifs qui tourne à l’arnaque, le spectre de BR-SARL ressurgit

Encore une affaire d’escroquerie numérique qui secoue le Gabon. La plateforme SAFETY, qui promettait des revenus en vendant des animaux fictifs en ligne, est désormais au centre d’une vaste polémique. Depuis ce matin, des centaines d’utilisateurs, estimés à plus de 500, se disent incapables d’accéder au site. Pire : aucun responsable n’est joignable et les plateformes de communication associées sont inactives.

SAFETY proposait un système à l’apparence innovante : acheter des « animaux numériques » et percevoir en retour des paiements réguliers. Mais ce système rappelle dangereusement celui de BR-SARL, une entreprise qui, il y a quelques années, avait escroqué des milliers de Gabonais à travers un prétendu programme d’investissement aux rendements irréalistes.

« Ce matin, le site était inaccessible. Le groupe est silencieux. L’administrateur ? Porté disparu », témoigne une utilisatrice, excédée. D’autres parlent de « chaos total », tandis que certains affirment avoir investi des sommes importantes dans l’espoir de gains rapides.

 

Pour de nombreux observateurs, SAFETY s’apparente à une chaîne de Ponzi numérique, où les anciens clients sont payés avec les fonds des nouveaux arrivants. Le système se serait effondré sous l’effet d’un afflux massif ou, plus inquiétant, aurait été délibérément désactivé après avoir atteint un certain seuil de gains.

 

Cette affaire rappelle douloureusement celle de BR-SARL, où de nombreuses victimes n’ont jamais récupéré leur argent. Malgré les mises en garde des autorités, le manque de régulation des activités en ligne continue de faire des ravages, exploitant la vulnérabilité économique et l’espoir d’un revenu rapide de nombreux citoyens.

Plusieurs victimes appellent aujourd’hui à une intervention rapide des autorités judiciaires et financières. Ils réclament aussi une régulation stricte des plateformes d’investissement en ligne et un meilleur encadrement de la publicité numérique.

En attendant, le silence de SAFETY et de ses promoteurs ne fait qu’alimenter les soupçons d’une arnaque organisée à grande échelle.

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