SERGE WILLIAM AKASSAGA OKINDA: UN REGARD CRITIQUE SUR LE PDG, LA FAMILLE BONGO ET LE DIFFÉREND TERRITORIAL AVEC LA GUINÉE ÉQUATORIALE

Serge William Akassaga Okinda, ancien maire intérimaire de la commune de Libreville, s’est exprimé ce mardi 27 mai au micro de la radio Africa n°1. Dans une interview largement saluée par les auditeurs, il a livré une analyse sans concession sur la situation politique actuelle du Gabon, abordant notamment les démissions en cascade au sein du Parti Démocratique Gabonais (PDG), l’exfiltration de la famille Bongo, et la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) dans l’affaire du différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale.

Pour l’ancien édile de Libreville, le PDG traverse une crise profonde depuis la chute du régime d’Ali Bongo en août 2023. À ses yeux, le parti historique peine à se réinventer et reste sourd aux aspirations d’une population en quête de renouveau politique. « Depuis la perte du pouvoir, aucune initiative sérieuse n’a été entreprise pour s’adapter au nouveau contexte« , déclare-t-il. Il critique notamment l’inefficacité du congrès extraordinaire de janvier dernier, qui n’a, selon lui, abouti à aucune transformation structurelle ou idéologique : « Les mêmes structures, les mêmes visages, les mêmes logiques. »

IMG 20250529 025126S’il reconnaît que les tensions internes ont pesé dans sa décision de quitter le parti, Akassaga Okinda évoque aussi des motifs plus profonds. Il déplore un environnement politique où « la compétence n’est pas valorisée », malgré les actions concrètes qu’il dit avoir menées à la tête de la mairie de Libreville, saluées tant sur le plan local qu’international.

L’ancien maire pointe également une injustice persistante à l’encontre des populations originaires de l’intérieur du pays, particulièrement présentes dans la capitale : « Ces communautés, bien que très impliquées dans le développement de Libreville, sont systématiquement écartées des postes à responsabilité. »

À ceux qui l’accusent d’avoir quitté le navire après la chute d’Ali Bongo, il répond avec fermeté : « Tant que le parti était au pouvoir, rares étaient ceux qui osaient dénoncer les dysfonctionnements. Mais il fallait un vrai bilan après sa chute, un bilan qui n’a jamais été fait. »

Interrogé sur une éventuelle adhésion au mouvement des Bâtisseurs, proche du président Brice Clotaire Oligui Nguema, Akassaga Okinda reste ouvert : « Je n’exclus rien. Créer ma propre formation est aussi une option. Mais une chose est claire : on ne construit rien seul. Il faut une coalition forte pour peser. »

L’interview a également été l’occasion pour lui de s’exprimer sur deux sujets sensibles : le départ de la famille Bongo du Gabon, et le dossier explosif de l’île Mbanié.

Concernant l’exfiltration Ali Bongo et sa famille, il a rappelé que le président déchu était libre de ses mouvements, comme l’a régulièrement souligné le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de ses prises de parole dans les médias. Mais il insiste : le départ de Sylvia et Noureddin Bongo ne doit pas signifier l’abandon des procédures judiciaires les concernant. « Les Gabonais ont le droit d’être informés de l’évolution et de l’issue de ces affaires. La justice doit suivre son cours, sans exception. »

Sur le différend territorial opposant le Gabon à la Guinée équatoriale, Akassaga Okinda revient sur les bases historiques du litige : cartes coloniales, anciens traités, archives diverses. Il note que les éléments fournis par Libreville n’ont pas su convaincre la Cour internationale de justice, qui a estimé qu’ils ne constituaient pas un titre de souveraineté clair et prioritaire. « La Guinée équatoriale a présenté un dossier juridiquement mieux fondé. Le Gabon aurait pu faire mieux s’il avait anticipé les enjeux avec plus de rigueurs ».

IMG 20250529 025214En conclusion, Serge William Akassaga Okinda appelle ses anciens camarades du PDG et plus largement la classe politique gabonaise à dépasser les querelles de personnes et les logiques stériles de géopolitique interne. Il plaide pour une nouvelle dynamique, axée sur le développement, la compétence et l’unité nationale. « Le Gabon a besoin d’un sursaut collectif. Il est temps de bâtir une République nouvelle, où chaque citoyen compte et où les ambitions personnelles cèdent le pas à l’intérêt général

 



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