Dans le cadre du vaste projet de réaménagement urbain de la zone dite « derrière l’Assemblée nationale », le gouvernement se montre désormais ferme face aux abus constatés dans le processus d’indemnisation. Plusieurs compatriotes ayant reçu des compensations financières auraient refusé de libérer les lieux, malgré les engagements pris, a indiqué
Depuis le lancement de cette opération, les autorités ne cessent de rappeler leur volonté de transformer durablement le cadre de vie des Gabonaises et des Gabonais. Toutefois, des irrégularités entachent le processus : certaines personnes auraient perçu des indemnisations à plusieurs reprises, tandis que d’autres auraient obtenu des terrains ou des habitations sans pour autant quitter les lieux.
Selon les déclarations de membres du gouvernement sur différents plateaux médiatiques, plusieurs cas ont été recensés : des citoyens auraient été indemnisés une, deux, voire trois fois, sans libérer les parcelles concernées. D’autres ont même été relogés dans de meilleures conditions, tout en continuant d’occuper les habitations visées par le projet.
Conscient de l’impact humain de cette opération sur de nombreuses familles, le gouvernement tient toutefois à rassurer : les cas des personnes véritablement lésées ou non indemnisées feront également l’objet d’un examen attentif. Il ne s’agit pas de procéder à des sanctions aveugles, mais d’établir la vérité et de faire respecter la justice.
« Ceux qui ont profité indûment du processus devront répondre de leurs actes. L’État assumera pleinement ses responsabilités, et chaque citoyen devra assumer les siennes », a déclaré Théophane Nzame Biyoghe, porte-parole de la présidence gabonaise.
Le Président de la République suit personnellement le dossier et multiplie les consultations. « Le temps de la présidence n’est pas celui des médias », a rappelé, Théophane Nzame Biyoghe. Il faut, selon lui, prendre le temps de recevoir, d’écouter et de décider avec discernement.
Malgré les tensions, les autorités restent fermes : le projet de réaménagement se fera. Les situations particulières seront étudiées au cas par cas, mais la transparence et la responsabilité seront les piliers de l’action gouvernementale.
