L’ambiance est loin d’être sereine au sein du Ministère des Mines. Une véritable grogne monte dans les rangs des agents, portée par le Syndicat des Professionnels des Mines (SYPROMINES), qui dénonce une gestion opaque et un dialogue social au point mort.
Après plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir une audience avec le ministre Gilles Nembe, le syndicat annonce un durcissement de ton. En ligne de mire : le silence de la tutelle face à leur cahier de doléances, notamment la non-prise en compte de la mise en place effective de la régie de recettes, pourtant prévue par un arrêté datant du 13 septembre 2012, ainsi que la régularisation administrative de nombreux agents.
Pour Anne Gisèle Nyangui Moukagni, présidente du SYPROMINES, la situation est devenue intenable : « Le ministre refuse systématiquement de nous recevoir. Il agit seul, sans consultation, alors que nous sommes les techniciens du secteur. Il est inadmissible que nos expertises soient ignorées dans la prise de décisions aussi stratégiques ».
Le syndicat met également en garde contre les conséquences de ce blocage : le gel de plusieurs dossiers liés à l’exploitation minière, y compris les matériaux de carrière et les diamants dits non déclarés. À cela s’ajoute une absence totale de cap :
« Depuis huit mois, des directeurs provinciaux ont été nommés, mais rien n’avance. Nous sommes en juillet, et il n’y a toujours aucune orientation claire », déplore Mme Nyangui Moukagni.
Face à cette impasse, le SYPROMINES en appelle directement au Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le syndicat l’invite à intervenir pour écarter ceux qui, selon lui, sabotent sa politique de réforme dans un secteur aussi stratégique que celui des mines.
