Ce 22 juillet, l’ambiance dans les allées de l’École nationale de la magistrature du Gabon révélait une effervescence contenue et méthodique, reflet de l’enjeu national que représente la relance du concours d’entrée à cette prestigieuse institution. Après quatre années d’interruption, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des magistrats, présidée conjointement par le ministre de la Justice, Dr Séraphin Akouré-Davin, et son collègue en charge de la Réforme des institutions, François Ndong Obiang, s’est muée en symbole fort de la volonté politique de doter le pays de magistrats rigoureusement sélectionnés.

Sous les regards attentifs des candidats venus s’enregistrer, les deux ministres, guidés par le directeur général de l’École, Pierre Ndong Aboghe, ont inspecté les dispositifs mis en place pour l’enregistrement et le tri des dossiers. Un ballet administratif huilé, conçu pour garantir la transparence et la candidature des meilleurs profils, loin des approximations du passé. « Le dernier concours remonte à quatre ans. Il était essentiel de venir vérifier que le processus se déroule avec ordre, rigueur et dans la sérénité », a martelé Dr Akouré-Davin, visiblement satisfait de la procédure — du paiement des frais au Trésor aux vérifications préalables des dossiers.

Ce retour du concours apparaît comme un signal du renouveau institutionnel voulu par les autorités gabonaises. « On ne réforme que ce que l’on connaît. Il faut aller au constat avant d’agir », rappelle François Ndong Obiang, soulignant la nécessaire adéquation entre les profils recrutés, leur formation et les fonctions exercées. La présence de jeunes nombreux et motivés — déjà près de 300 recensés dès l’ouverture, avec une vague de candidatures attendue dans les derniers jours — témoigne de l’attrait retrouvé pour la magistrature et le greffe.
La réforme s’incarne aussi dans la gestion même du concours : le directeur général Pierre Ndong Aboghe veille à un découpage équilibré des postes à pourvoir — 200 magistrats répartis entre ordre judiciaire, administratif et financier, et 100 postes destinés aux greffiers, segmentés selon le niveau d’études —, ménageant ainsi une diversité de profils et une ouverture qui tranche avec l’opacité d’autrefois. En coulisse, la commission tripartite, rassemblant magistrats, ministères et représentants de l’École, s’attèlera à la sélection rigoureuse des candidatures, sous le regard de la société civile et de la presse.

Au-delà de l’acte administratif, c’est tout l’avenir judiciaire du Gabon que cette relance vient réinventer : « Les personnes doivent occuper les fonctions qui correspondent réellement à leurs compétences et leur formation », martèle François Ndong Obiang, se félicitant du management du directeur de l’École, magistrat et enseignant.

Le chantier est immense et les attentes légitimes, à la hauteur de ce que veut incarner cette « cinquième République » en gestation : une justice impartiale, moderne et au diapason des réformes institutionnelles. Rendez-vous les 23 et 24 août, dates-clés où le souffle de renouveau devra concrètement s’exprimer dans les amphithéâtres de Libreville, sous le regard aiguisé des aspirants à la toge
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