À l’occasion de la Journée Internationale de la Conservation des Écosystèmes de Mangrove, célébrée le 26 juillet, les organisations de protection de l’environnement ont tiré la sonnette d’alarme sur l’état critique des mangroves gabonaises, en particulier dans la province de l’Estuaire.
Sous le thème « Les dangers du plastique dans les milieux de mangrove au Gabon », l’ONG La Liane, l’association Plurméa et leurs partenaires ont mobilisé citoyens, experts et médias autour d’activités de sensibilisation et de plaidoyer pour rappeler que ces écosystèmes fragiles sont aujourd’hui menacés par une pollution massive et persistante.
Pour Louey Ntogolo, président de l’ONG La Liane, le constat est sans appel : « Les mangroves du Gabon ne pourront survivre sans un soutien structuré et multisectoriel. » Depuis 2022, La Liane a initié une campagne de collecte, de dépollution et de restauration. En trois ans, 1,8 million de bouteilles plastiques ont été extraites de la seule zone de l’Estuaire, soulignant l’ampleur de la pollution et l’urgence d’agir.
Les chiffres sont d’autant plus alarmants que le plastique reste la première cause de dégradation de ces habitats naturels. Il menace directement la faune aquatique et terrestre, contamine la chaîne alimentaire humaine et génère une pollution toxique durable. « Le plastique est l’un des plus grands fléaux environnementaux du siècle », a rappelé M. Ntogolo, pointant la nécessité de renforcer la collecte, le recyclage et l’éducation environnementale.
Souvent méconnues du grand public, les mangroves jouent pourtant un rôle écologique et socio-économique essentiel. Elles constituent une barrière naturelle contre l’érosion côtière, abritent une biodiversité exceptionnelle poissons, crustacés, oiseaux, reptiles et sont de puissants puits de carbone contribuant à atténuer le changement climatique.
Elles assurent aussi des moyens de subsistance pour des milliers de riverains : pêche artisanale, bois de chauffe, filtration naturelle de l’eau. « Ces écosystèmes sont vitaux pour notre planète. Ils possèdent un potentiel considérable pour un développement durable et équilibré, » a insisté Loïc Etoughe Siadous, président de l’ONG Plurméa.
Les déchets plastiques recensés sur le littoral de Libreville et dans l’Estuaire 2,4 millions en trois ans proviennent majoritairement des ménages, marchés, activités portuaires et pêches artisanales, dans un contexte où le système de gestion des déchets reste déficient. Pour les ONG, protéger les mangroves n’est plus un simple acte de préservation de la nature : c’est un impératif pour la sécurité alimentaire, l’économie locale et la résilience face au dérèglement climatique.
Face à la déforestation, à la pollution et aux effets du changement climatique, les acteurs de la société civile appellent à une mobilisation générale. « Nous devons agir ensemble, communautés locales, gouvernements, partenaires internationaux pour sensibiliser, protéger et restaurer ces milieux indispensables à notre avenir commun », a plaidé Loïc Etoughe Siadous, en conclusion de cette journée de mobilisation.
La protection des mangroves figure désormais parmi les urgences environnementales nationales, et son succès dépendra de la capacité du Gabon à conjuguer engagement politique, actions communautaires et coopération internationale.
Source: la Lettre verte
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