Conférence débat du Salon de la Femme : « Le patrimoine du couple n’est pas celui de la famille : éclairer l’héritage pour protéger les veuves »

Dans le sillage des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, le Salon de la Femme a organisé une conférence-débat cruciale ce samedi, centrée sur la prévention des conflits familiaux et la protection du conjoint survivant sous le régime de la communauté réduite aux acquêts. Devant un auditoire attentif, Sidonie Flore Ouwè, présidente de l’association, a posé un constat saisissant : au Gabon, le décès d’un époux marié sous ce régime légal est souvent le déclencheur de tensions brutales, de spoliations et de violences économiques envers les femmes. Beaucoup de veuves ignorent leurs droits, beaucoup de familles ignorent la loi. C’est précisément cette combinaison ignorance + émotion + patrimoine qui génère des litiges violents et brise irrémédiablement le tissu familial.

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Le régime de la communauté réduite aux acquêts, s’il est le régime légal par défaut au Gabon, reste méconnu. Il prévoit que chaque époux conserve les biens acquis avant le mariage, tandis que tout ce qui est acquis pendant l’union devient commun. « Point crucial : le patrimoine commun n’est pas “la famille”, mais le couple », a rappelé Sidonie Flore Ouwè. Au décès, la communauté est liquidée : 50% revient au conjoint survivant, l’autre moitié entre dans la succession du défunt. Le conjoint survivant bénéficie ainsi d’une double protection : sa part de communauté et une part dans l’héritage, aux côtés des enfants et des parents du défunt.

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Pourtant, malgré cette clarté juridique, les conflits éclatent. La présidente a identifié les racines du mal : « Beaucoup pensent que le patrimoine “appartient à la famille”, ou que les frères et sœurs du défunt sont copropriétaires du foyer conjugal. C’est faux. » À cette méconnaissance s’ajoutent des pratiques coutumières persistantes – récupération des biens par la belle-famille, expulsion de la veuve – qui s’apparentent à des violences économiques. L’opacité, l’absence de documents et l’influence d’acteurs extérieurs mal informés attisent la défiance et le chaos.

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« Les causes de conflits ? Il y a la méconnaissance de la loi par les époux, l’opacité de la gestion de la communauté, l’intervention des familles qui confondent… le patrimoine du couple et non le patrimoine de la famille », a expliqué Sidonie Flore Ouwè. « Cette confusion fait que, quand un époux vient à mourir, la famille se comporte comme copropriétaire alors que le copropriétaire, c’est le conjoint survivant. » Ces situations, loin d’être de simples querelles, appauvrissent les familles, marginalisent les veuves et peuvent dégénérer en agressions. Lutter contre ces conflits successoraux, c’est donc lutter contre les violences faites aux femmes.

 

Face à ce constat, la conférence a proposé des pistes concrètes de prévention. La transparence est la clé : tenir une liste des biens, conserver les preuves d’acquisition, et surtout, acquérir les biens immobiliers et bancaires au nom des deux époux. « Cette simple mesure réduit 80% des litiges », assure-t-on. La rédaction d’un testament, loin d’être un acte de défiance, est présentée comme un geste de paix familiale. En cas de décès, le recours systématique au notaire pour liquider la communauté et le rôle protecteur du juge en cas de conflit sont des garde-fous essentiels.

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L’impact de ces éclairages n’a pas laissé les participantes indifférentes. Nancy Bouété Mabondi a exprimé une « satisfaction totale » : « J’estime qu’au travers de cette conférence, toutes celles qui ont participé en sortent enrichies… beaucoup de femmes ne connaissent pas leurs droits au sujet des biens matrimoniaux. » Son témoignage souligne le fossé entre la loi et sa perception, et la soif d’information sur des sujets aussi vitaux que les différents régimes matrimoniaux et leurs implications pratiques dans la vie des familles.

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Au final, le message porté par le Salon de la Femme est limpide et porteur d’espoir. « Le régime de la communauté réduite aux acquêts combiné aux règles successorales gabonaises protège réellement le conjoint survivant, surtout les femmes. Mais cette protection n’est efficace que si elle est connue, respectée, et anticipée », a conclu Sidonie Flore Ouwè.

Prévenir les conflits successoraux, c’est bien plus que stabiliser un héritage : c’est désamorcer des violences, protéger les femmes et leurs enfants, et construire des familles sur le socle solide du droit et du dialogue. L’accès à l’information juridique se révèle, en ce sens, être un puissant outil de paix et de justice sociale.



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