Gabon : Oligui Nguema ouvre le débat sur la peine de mort et prône une discipline de fer

Ce jeudi 8 janvier 2025, à l’occasion des vœux de nouvel an, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a durci le ton face à l’administration, esquissant les contours d’une Cinquième République où solidarité nationale rime avec discipline stricte. Lors de son allocution, le président a abordé deux sujets particulièrement sensibles : le retour éventuel de la peine de mort et les dérives constatées dans certains lieux de culte.

 

 

Une justice radicale pour répondre aux crimes de sang

Face à la recrudescence des « crimes rituels » et autres violences graves, le président a choisi de porter le débat sur le terrain de la justice radicale. Refusant de trancher seul sur la question de la peine capitale, il a instruit le gouvernement d’organiser une consultation populaire, invitant ainsi les Gabonais à se prononcer sur cette mesure controversée.

« L’État ne laissera impunis ni les auteurs ni les commanditaires de ces crimes », a déclaré le président, affichant une fermeté assumée. Selon lui, cette réflexion doit être portée par le peuple qui l’a élu, marquant un tournant dans la politique sécuritaire nationale.

 

Rétablir la peine de mort se heurte toutefois à des obstacles majeurs. Abolie au Gabon en 2010, cette mesure est également proscrite par le Deuxième Protocole facultatif des Nations Unies, ratifié par le pays en 2014. Le retour en arrière serait donc complexe et pourrait isoler le Gabon sur le plan diplomatique, notamment vis-à-vis de l’Union Africaine et de la communauté internationale.

La nouvelle Constitution gabonaise consacre le respect de la vie humaine et de la dignité, ce qui rend toute remise en vigueur de la peine capitale juridiquement délicate. De plus, dans un système où la lutte contre la corruption et les comportements déviants des magistrats est déjà un enjeu majeur, l’irréversibilité d’une exécution pose un dilemme éthique considérable.

Les experts criminels rappellent par ailleurs que la sévérité extrême de la peine est souvent moins dissuasive que la certitude d’être jugé et condamné. Pour le Gabon, le véritable défi reste donc de renforcer la chaîne pénale afin que les commanditaires des crimes rituels soient systématiquement identifiés et condamnés à la réclusion à perpétuité, sanction déjà prévue par la loi de 2010.

Le président Oligui Nguema semble ainsi vouloir conjuguer fermeté et légitimité populaire, tout en naviguant entre la pression de l’opinion publique et les exigences du droit international. Le débat sur la peine de mort s’annonce long et polémique, et pourrait devenir l’un des marqueurs de la Cinquième République gabonaise.



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...

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