Peine de mort : le Gabon face à ses engagements internationaux

 

La sortie du président Brice Clotaire Oligui Nguema, évoquant un possible retour de la peine de mort pour les crimes de sang, a ravivé un débat que beaucoup pensaient définitivement clos au Gabon. Pourtant, pour l’ancien premier ministre d’Ali Bongo, Alain Claude Billie By Nze, il ne s’agit nullement d’un simple débat national, mais bien d’une violation manifeste du droit international.

 

Le rappel historique est sans équivoque. En 2010, le Gabon abolit officiellement la peine capitale. Quatre ans plus tard, en 2014, il franchit une étape supplémentaire en ratifiant le Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, instrument des Nations unies visant à interdire définitivement le rétablissement de la peine de mort. En apposant sa signature, l’État gabonais s’est engagé de manière irréversible devant la communauté internationale.

 

Pour Alain Claude Billie By Nze, remettre aujourd’hui ce châtiment sur la table revient à ignorer ces engagements. « Ce n’est pas une question d’opinion ou de contexte sécuritaire. Le Gabon est juridiquement lié. On ne peut pas décider unilatéralement de revenir sur un traité international ratifié », soutient-il, soulignant que toute tentative de rétablissement exposerait le pays à de graves conséquences diplomatiques et juridiques.

 

Au-delà du droit, l’ancien porte-parole du gouvernement alerte sur le symbole politique. Selon lui, la peine de mort n’est ni une solution miracle à la criminalité ni un outil efficace de dissuasion. Elle pose, au contraire, la question de l’irréversibilité de l’erreur judiciaire et du respect fondamental du droit à la vie.

 

Dans un contexte de transition politique où le pouvoir affirme vouloir refonder l’État et renforcer l’État de droit, cette controverse révèle une tension profonde entre discours sécuritaire et obligations internationales. Pour ses détracteurs, le débat n’est donc pas celui de la fermeté pénale, mais celui de la crédibilité du Gabon sur la scène internationale.

Reste à savoir si cette déclaration présidentielle marque une véritable orientation politique ou une simple posture. Une chose est certaine : sur le plan du droit international, la porte de la peine de mort est juridiquement fermée depuis plus d’une décennie.



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Franck Charly Mandoukou

Directeur de la publication, Journaliste libre et indépendant. Gabon infos,Toute l'information du Gabon. Les dernières actus, la politique, l'économie, la société, la culture, la justice, les faits divers...

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