Le dernier appel d’Alibandeng : les promesses sont sur la table, l’école n’attend plus que vous

C’était plus qu’un discours. C’était la démonstration minutieuse qu’après la crise, vient le temps des actes. Vendredi au Lycée d’Alibandeng, face à une communauté éducative en attente de preuves, la ministre de l’Éducation, Camélia Ntoutoume Leclercq, et son secrétaire général, Christian Louembet Onguelet, ont détaillé pierre par pierre le chemin parcouru pour débloquer l’école. Leur message, limpide : les mécanismes sont lancés, les résultats concrets arrivent. Maintenant, la balle est dans votre camp.

 

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Le compte y est. 3 280 postes budgétaires ouverts. 1 810 bénévoles intégrés à la fonction publique. Des centaines de titularisations et d’avancements en cours de traitement. « Nous sommes à près de 10% du budget national. C’est un signal fort », a martelé la ministre, insistant sur le travail « sans ménagement » du comité technique interministériel. Pour les 4 000 intégrations restantes, elle a ordonné la transparence totale : « Le plus grand critère, c’est l’ancienneté. Celui qui a attendu 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans est prioritaire. Je ne veux pas voir quelqu’un qui est moins ancien. Il n’y a pas de parenté. Il n’y a pas de copinage. » Une promesse qui se veut indiscutable.

 

 

 

Brandissant le protocole d’accord signé, la ministre a rappelé que « le gouvernement est lié par un acte ». Et pour incarner cet engagement, Christian Louembet Onguelet a décrit une machine déjà en marche. « À trois heures du matin, à quatre heures du matin, vous avez installé le comité technique », a-t-il témoigné, détaillant la feuille de route : prise de contact personnalisée, répondants désignés pour chaque dossier, méthodologie claire impliquant tous les partenaires sociaux. L’objectif est tangible : « Combien d’agents vont percevoir leur salaire dès la fin février ? Combien vont voir leur situation évoluer ? » Les réponses, assure-t-il, arrivent.

 

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Au-delà de la technique, le ministre a choisi les mots qui touchent. S’adressant aux enseignants, elle a reconnu : « Votre colère est légitime. » Mais elle les a invités, avec une exigence d’humilité, à convaincre leurs collègues de revenir. Aux parents, elle a parlé en mère : « Il faut que les enfants viennent à l’école. Et les enseignants aussi. Aidez-nous. » Consciente des peurs – la peur des parents, la crainte des enseignants d’être stigmatisés –, elle a promis d’aller sur le terrain, cahier en main : « Je viendrai m’asseoir avec vous. J’ai compris, je vous ai écoutés. »

 

Son plaidoyer a atteint son sommet avec un avertissement et un acte de foi : « Sauvons notre année. Nous sommes sur la dernière ligne qu’autorise l’UNESCO. Parfois à toute chose malheur est bon. La crise va nous permettre d’aller au fond des choses. » Puis, l’ultime appel : « Faites-nous confiance. »

 

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Le comité de suivi ne se contente pas de gérer le passé ; il trace l’avenir. Il analyse désormais des données précises pour guider la reprise : taux de présence des élèves et des enseignants, comparatif entre primaire et secondaire. « Nous allons avoir quatre courbes : ascendante, en dôme, horizontale, descendante. La trajectoire de chaque courbe va déterminer les actions à activer », explique le secrétaire général. Une approche rigoureuse pour un objectif simple : que chaque courbe remonte.

 

Le constat actuel est celui d’une reprise « timide mais progressive ». Le décalage entre le retour des enseignants et celui des élèves reste le dernier obstacle. C’est sur ce point que tout se joue.

 

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La conclusion est inéluctable. Les dossiers s’ouvrent, les salaires se règlent, les listes seront publiées. Le travail administratif, colossal, a été engagé dans la nuit suivant la signature. Maintenant, l’édifice a besoin de ses occupants pour prendre vie. La ministre l’a dit, le comité l’a démontré : les promesses sont sur la table. L’école, avec ses tables et ses chaises neuves commandées, ses salles de classe qui n’attendent que le bruit des leçons et des rires, vous tend les bras. Le 25 février n’est plus une date lointaine, c’est une échéance collective. Pour sauver l’année, il ne manque plus que vous. Rentrez.



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