C’est un signal fort adressé à tous les diffuseurs d’œuvres culturelles, des plus grands hôtels aux coiffeurs de quartier. À compter de ce jeudi 2 juillet 2026, et sur l’ensemble du territoire gabonais, le Bureau Gabonais du Droit d’auteur et des Droits Voisins (BUGADA) passe à l’action avec le lancement officiel de ses missions de sensibilisation, de contrôle et de perception des redevances au titre de l’exercice 2026. Une opération d’envergure qui entend rappeler à l’ordre les utilisateurs d’œuvres littéraires, artistiques et scientifiques, qu’ils exploitent des créations nationales ou étrangères, et qui s’inscrit dans le cadre strict de l’article 82 de la loi n°007/2024 du 20 septembre 2024 portant ratification de l’ordonnance n°0011/PR/2024 du 26 février 2024.

Dans le viseur de cette campagne, une grande diversité d’établissements publics et privés dont les activités diffusent, volontairement ou non, des œuvres protégées. Des lieux de divertissement comme les bars, snack-bars, boîtes de nuit, cabarets et casinos, aux espaces culturels que sont les galeries d’art, librairies et bibliothèques, en passant par les complexes hôteliers, motels, restaurants et fast-foods. Les organismes de radio et télévision, publics comme privés, ne sont pas oubliés, pas plus que les épiceries, supermarchés, magasins de prêt-à-porter, salons de coiffure et instituts de beauté. Enfin, les espaces événementiels, salles de fête et de sport, ainsi que les organisateurs de manifestations populaires et occasionnelles devront eux aussi se conformer à la réglementation. Aucun secteur diffusant de la musique, des œuvres écrites ou visuelles n’échappe à cette vaste mobilisation administrative.

Le Directeur Général, Gildas Borrys NDONG NANG, dont la signature appose le sceau de l’autorité sur ce communiqué, est formel : les responsables des structures concernées sont tenus de régulariser leur situation dans les plus brefs délais, sous peine de voir leur mauvaise foi lourdement sanctionnée. « Les responsables desdits établissements sont tenus de s’acquitter du paiement de la redevance de droit d’auteur et des droits voisins conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur sous peine de sanctions administratives ou pénales », peut-on lire dans le texte officiel, une mise en garde qui laisse peu de place à l’interprétation et qui résonne comme un ultimatum adressé à tous ceux qui, jusqu’ici, auraient pu croire que la tolérance serait éternelle.
En déployant ses équipes sur l’ensemble du territoire dès l’aube de ce jeudi, la Direction Générale du BUGADA ne se contente pas de faire la chasse aux contrevenants : elle réaffirme avec autorité la nécessité impérieuse de rémunérer équitablement les créateurs et artistes dont les œuvres animent le quotidien des Gabonais. Un rappel à l’ordre nécessaire dans un pays où la valorisation du patrimoine culturel passe inévitablement par le respect scrupuleux des droits voisins. Les agents sont d’ores et déjà sur le terrain pour cette mission qui s’annonce minutieuse, et la tolérance, prévient l’autorité, ne sera pas de mise pour les récalcitrants. L’heure est à la régularisation, sous le regard vigilant de Gildas Borrys NDONG NANG, qui entend bien faire de cet exercice 2026 un tournant décisif dans la protection des droits des auteurs au Gabon.
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