La capitale gabonaise s’apprête à tourner une page décisive en matière d’aménagement urbain. Par un communiqué officiel daté du 2 octobre 2026, le Maire de la Commune de Libreville, Monsieur Eugène M’BA, a annoncé le lancement imminent d’une vaste opération de normalisation du domaine communal. Objectif affiché : mettre de l’ordre dans l’occupation de l’espace public et sévir contre l’urbanisation non contrôlée.
S’appuyant sur les dispositions de la loi organique N°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation, ainsi que sur l’Ordonnance N°6/2012 du 13 février 2012 fixant les règles générales d’Urbanisme, la municipalité entend frapper un grand coup. Cette vaste opération de salubrité urbaine cible particulièrement les constructions érigées sur les bassins versants, les servitudes, le domaine public communal et les zones formellement déclarées inconstructibles.
Pour ce faire, des brigades munies d’ordres de mission seront déployées sur l’ensemble du territoire communal. Leurs prérogatives seront larges : elles procéderont à des contrôles rigoureux sur les chantiers en cours et les constructions récentes. La mairie prévoit également de vérifier, de régulariser et de procéder au recouvrement des taxes liées à l’occupation temporaire du domaine public, tout en lançant un recensement systématique des constructions fantômes sur les façades de la ville.
Face à cette initiative, les opérateurs économiques et les particuliers sont fermement invités à se mettre en règle. Il leur sera exigé de présenter les documents officiels de leurs sites, notamment les permis de construire et de démolir en cours de validité. Le message de la municipalité est sans équivoque : la tolérance a ses limites.
« Toute construction irrégulière sera assortie d’amendes jusqu’à la démolition. Cette opération est nécessaire pour construire une ville sûre, ordonnée et respectueuse des règles d’Urbanisme », a averti le premier magistrat de la ville.
En intensifiant ces contrôles, la Mairie de Libreville ambitionne de freiner l’anarchie immobilière et de garantir un cadre de vie sain et sécurisé pour tous les citoyens. Une mise en demeure claire pour tous les contrevenants, désormais appelés à régulariser leur situation sous peine de voir leurs édifices réduits en poussière.
