Nyanga/ enseigne lumineux « J’aime Tchibanga » : un symbole qui éclaire l’insalubrité au grand bonheur des maires

De toutes les réalisations dont ont bénéficiées les populations nynoises, au sortir de la visite provinciale du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, lors de sa toute première tournée republicaine, il y a cette enseigne lumineuse située en plein cœur de leur chef-lieu provincial.

Bien visible au grand carrefour de la station Total Services et symbolisant l’amour des nynoises et des nynois pour leur cité, sur laquelle on peut bien lire « J’aime Tchibanga ».
Depuis sa mise en place, cet éclairage spécial, aux couleurs du drapeau tricolore de la République Gabonaise, faisait déjà de ce carrefour un lieu d’attraction. Au regard de l’incessant balai des visiteurs qui se succédaient, de jour comme de nuit, pour y réaliser des photos souvenirs.
Seulement, depuis l’arrivée des camions éboueurs, pourtant vivement applaudits par les tchibanais, qui en voulaient tant pour la collecte des matières résiduelles, un visionnaire sûrement de la municipalité de Massanga a eu l’ingénieuse idée de transformer cet endroit en point de collecte des ordures, en y plaçant un bac.
Bon, on pourrait penser à une innovation, cette idée de faire qu’un bac soit plus visible à ce point si éclairé et stratégique de la ville. Malheureusement sa nouveauté offre désormais une image d’insalubrité si ambiante qu’elle couvre aujourd’hui tous les nynois de honte.
Alors, Tchibanga étant la vitrine de la province, les populations attendent de leurs Délégués Spéciaux qu’ils leur expliquent l’intérêt d’avoir placé un bac à ordures à cet endroit, dans une ville où le cycle de collecte des ordures n’est pas régulier. En témoigne les tas actuels d’ordures qui y jonchent honteusement le sol, sans que personne ne s’en emeuve outre mesure.
Si les nombreux nynois trouvent qu’il est aujourd’hui compliqué pour les réalisateurs de la statue de MAVOUROULOU alias NYONDA MAKITA de démolir cette représentation ratée, au grand carrefour communal Ingara, parce qu’elle offre au guerrier historique des allures peu honorables d’un vieillard ou d’un malade tenant péniblement sur sa canne… Ils estiment parcontre qu’il est encore grand temps et facile pour les Délégués Spéciaux communaux de la transition de retirer, du carrefour de la station Total Services, même nuitamment, leur bac à ordures qui attire désormais tous les regards des passants.
A l’évidence ce bac est de si faible capacité à contenir tous les résiduels à ce point de la ville qui concentre des nombreux services administratifs. En plus des motels, une station service, le CK DO et autres grands magasins, puis les occupants de l’ancien marché, dont l’activité commerciale produit des ordures en quantité.
Et cette situation inévitable est à déplorer qu’on ne parvient pas à comprendre pourquoi les maires en treillis de Tchibanga n’ont-ils pas perçu l’imminence d’émanations pestillentielles à suffoquer les personnels des sièges de la CNAMGS et l’ONE qui commencent à se plaindre là où ils sont situés à proximité?
A l’allure de la négligence présentement affichée par le personnel municipal en charge de la collecte des ordures et de l’entretien des voiries dans la cité, les langues les plus aiguisées en profitent pour décerner, de manière postume, la palme d’or de la propriété urbaine aux Maghengou Maba Kimpembé et Jean Charles Yembit de l’équipe municipale sortante. Pour avoir su, mieux que les militaires, tenir civilement le pari de leur opération Tchibanga ville propre durant leur mandat.

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