« Neuf visages pour garantir des élections transparentes au Gabon »

Ce mercredi 26 février, dans les locaux du Ministère de l’Intérieur à Libreville, Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a tenu une conférence de presse marquante. L’objet de cette rencontre ? La désignation des neuf membres de l’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER), une instance clé pour la démocratie gabonaise. Dans une salle comble, le ministre a détaillé le processus rigoureux qui a conduit à cette sélection, tout en rappelant l’importance de cette institution pour la transparence et la crédibilité des scrutins à venir.

 

Un appel à candidatures sous le signe de l’inclusion et de la rigueur

 

Le 5 février dernier, le ministère de l’Intérieur lançait un appel à candidatures pour désigner les neuf membres de l’ACER. Cet appel, conforme aux articles 30 et 32 de la loi 001-2025 du 19 janvier 2025 portant code électoral, a suscité un engouement notable. Du 6 au 13 février, 256 candidatures ont été enregistrées, dont 50 femmes et 206 hommes. Des chiffres qui témoignent de l’intérêt des Gabonais pour cette mission d’intérêt public.

 

« Les postulants devaient remplir des conditions strictes », a rappelé Hermann Immongault, insistant sur le sérieux du processus. Parmi ces conditions : être de nationalité gabonaise, justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 15 ans, être disponible pendant quatre mois consécutifs, et ne jamais avoir été condamné pénalement ou sanctionné administrativement. De plus, les candidats devaient posséder une expertise dans des domaines tels que l’audit, le contrôle, l’administration électorale, le droit ou la science politique.

 

« La flexibilité de ces critères a suscité un nombre considérable de candidatures, rendant la tâche du ministère particulièrement ardue », a-t-il admis, soulignant la difficulté de départager des profils aussi variés et compétents. Parmi les 256 dossiers, 30 ont été présélectionnés, dont 11 femmes et 19 hommes, âgés de 41 à 75 ans. Une étape cruciale, suivie d’enquêtes de moralité approfondies, qui ont finalement permis de retenir les neuf noms dévoilés ce jour.

 

Les neuf visages de l’ACER : diversité et expertise

 

Dans une atmosphère empreinte de solennité, le ministre a annoncé les noms des neuf membres de l’ACER, par ordre alphabétique :

 

– Madame Scholastique Laurentia Ayoli Lettina, née le 9 décembre 1978 à Okondja.

– Monsieur Marius Bondji Chamba, né le 27 décembre 1970 à Bakoumba

– Monsieur Daniel Franck Idiata, né le 17 mars 1967 à Mimongo

– Monsieur David Ikogou Mensa, né le 8 juillet 1959 à Port-Gentil

– Monsieur Wenceslas Mandboundou, né le 24 septembre 1965 à Port-Gentil

– Madame Lydie Mamiaka, née le 21 juin 1968 à Libreville

– Monsieur Jean Minko, né le 20 novembre 1965 à Coco Beach

– Monsieur Mayus Ndong Ondo, né le 21 juin 1964 à Oyem

– Monsieur Ange-Claude Nkoghé, né le 14 août 1972 à Lambaréné

 

Ces neuf personnalités, issues de différentes régions du Gabon, incarnent la diversité géographique, générationnelle et professionnelle du pays. Leur sélection reflète une volonté de représenter toutes les facettes de la société gabonaise, tout en garantissant une expertise incontestable dans les domaines requis.

 

Un processus transparent, mais pas sans critiques

 

Si le ministre a salué la rigueur et la transparence du processus, certains observateurs n’ont pas manqué de relever des points de tension. En effet, la flexibilité des critères, bien qu’elle ait permis une large participation, a également suscité des débats sur la représentativité réelle des candidats. « Est-ce que ces neuf membres pourront vraiment incarner les aspirations de tous les Gabonais ? », s’interroge un analyste politique présent à la conférence.

 

Par ailleurs, l’exclusion d’emblée des membres des institutions constitutionnelles, conformément à l’article 35 du Code électoral, a été perçue par certains comme une limitation inutile. « Ces personnes ont une expérience précieuse. Les écarter systématiquement, c’est peut-être se priver de compétences essentielles », a commenté un journaliste.

 

Et maintenant ? Les étapes à venir

 

Un délai de 48 heures est accordé aux candidats non retenus pour former un recours gracieux devant le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Les recours enregistrés seront examinés dans un délai de deux jours, et les décisions notifiées aux requérants. Passé ce délai, les candidats retenus seront nommés par décret du président de la République, conformément à l’article 32 du Code électoral, et prêteront serment devant la Cour constitutionnelle.

 

« Cette étape est cruciale pour notre démocratie », a conclu Hermann Immongault, appelant à la confiance et à la sérénité. « L’ACER sera le garant de la transparence et de la légitimité des élections à venir. Nous avons tout mis en œuvre pour que cette institution soit à la hauteur des attentes des Gabonais. »

 

Une nouvelle ère pour la démocratie gabonaise ?

 

Alors que le Gabon s’apprête à entrer dans une nouvelle ère électorale, la désignation des membres de l’ACER marque un tournant. Reste à savoir si cette instance parviendra à incarner les espoirs placés en elle. Pour l’heure, les Gabonais retiennent leur souffle, espérant que ces neuf visages sauront porter haut les couleurs de la démocratie et de la transparence.

 

Dans un pays où la confiance en les institutions électorales a souvent été mise à mal, l’ACER représente un espoir. Mais, comme le souligne un observateur, « l’espoir ne suffit pas. Il faudra des actes, de la rigueur, et surtout, une indépendance sans faille. » Le temps nous dira si cette nouvelle autorité saura relever ce défi.



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