Dans un contexte politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle, l’Association Réconciliation, sous l’impulsion de sa présidente Claudine Raïssa Tsoumbou, devenue Aïcha après sa conversion à l’islam en 2014, a lancé une campagne de sensibilisation contre les violences politiques. La première étape de cette initiative s’est déroulée dans le quartier de Kinguélé, où Aïcha et sa délégation ont délivré un message fort : celui de la paix et de la responsabilité citoyenne en période post-électorale.

Devant une assistance attentive, Aïcha a partagé son témoignage poignant, tiré de son expérience personnelle marquée par les violences post-électorales de 2016. « Aujourd’hui, je suis ici pour beaucoup d’entre vous qui connaissent mon histoire. Je suis une survivante. Le 31 août 2016, j’étais au QG de Jean Ping. Nous étions désarmés, conscients de ce qui se passait. Nous avons vu les résultats des urnes, et nous savions qu’ils ne reflétaient pas la volonté du peuple. La population s’est levée pour dire « Trop, c’est trop ». Et nous avons payé de nos vies », a-t-elle déclaré, la voix empreinte d’émotion.
Un appel à la responsabilité collective
Aïcha a rappelé les lourdes conséquences des violences politiques, évoquant les familles endeuillées, les enfants orphelins et les blessés qui portent encore les stigmates de cette période sombre. « Beaucoup dans ce quartier continuent à pleurer leurs enfants, leurs frères, leurs époux. Certains n’ont même plus le courage de parler de politique. Mais nous devons continuer à en parler, car ce pays nous appartient à tous. Nous sommes jeunes, et l’avenir du Gabon est entre nos mains », a-t-elle insisté.

Son discours, teinté de douleur mais aussi d’espoir, a résonné comme un appel à la responsabilité. « Voter est un devoir citoyen. Allez voter pour qui vous voulez, comme vous voulez. Mais lorsque vous manifestez, faites-le de manière pacifique. Le sang qui coule est celui des Gabonais. Nous pouvons faire des élections sans violence. Ce n’est pas impossible », a-t-elle martelé, suscitant des applaudissements nourris.
Un plaidoyer pour la justice et la réconciliation
Aïcha a également évoqué la nécessité de faire la lumière sur les événements de 2016. « Nous réclamons la mise en place d’une commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Nous avons le droit de savoir ce qui s’est passé. Combien de morts ? Combien de disparus ? Nous devons rendre justice à ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions vivre cette transition », a-t-elle affirmé.

Elle a salué la prise de pouvoir d’Oligui Nguema, qui a reconnu les sacrifices consentis pour éviter un bain de sang. « Mais nous ne pouvons pas rester les bras croisés. 2016 ne doit plus jamais se reproduire. Ceux qui ont orchestré ces violences doivent rendre des comptes », a-t-elle ajouté, appelant à une responsabilisation des leaders politiques.
Un message universel pour un Gabon apaisé
Le discours d’Aïcha ne s’adressait pas seulement aux habitants de Kinguélé, mais à tous les Gabonais. « Je ne suis pas ici pour défendre une personne ou un parti. Je suis ici pour mon pays. Je me bats pour un Gabon où les élections se déroulent dans le calme et la sérénité. Nous devons être conscients de nos actes. Avant de traverser le feu, pensez à ceux que vous laissez derrière vous : vos enfants, vos familles. Ces leaders pourront-ils les nourrir, les éduquer, leur donner du travail ? Je ne le crois pas », a-t-elle lancé, interpellant directement les citoyens et les candidats.

Elle a également mis en garde contre les promesses creuses et les manipulations politiques. « Arrêtez de vous faire acheter pour des promesses qui ne verront jamais le jour. Arrêtez de casser, de détruire. Ce sont nos biens, nos magasins, nos véhicules. Celui qui casse paiera », a-t-elle averti, rappelant que nul n’est au-dessus de la loi.
Une campagne qui s’étend à travers Libreville
La campagne de sensibilisation de l’Association Réconciliation ne s’arrête pas à Kinguélé. Le samedi 23 mars, la délégation se rendra au rond-point de Nzeng-Ayong, avant de couvrir les six arrondissements de Libreville et les communes environnantes. « Nous irons partout où nous le pourrons, car le Gabon ne se limite pas à Libreville. Nous voulons toucher tous les Gabonais, leur dire que 2016 ne doit plus jamais se reproduire », a expliqué Aïcha.
Son message est clair : « Stop aux violences politiques. Stop au sang. Nous voulons des élections calmes et apaisées en 2025. Des leaders responsables, des citoyens conscients. Le Gabon nous appartient à tous. Agissons pour que nos enfants héritent d’un pays en paix. »
Dans un pays encore marqué par les séquelles des crises passées, le plaidoyer d’Aïcha et de l’Association Réconciliation résonne comme un appel à l’unité et à la responsabilité. Un message d’espoir, porté par une voix qui refuse de se taire, pour un Gabon meilleur.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞
