Ce mercredi 2 avril, la salle du Parvis des Hôtes s’est transformée en forum d’échanges entre le Dr Stéphane Germain Iloko Boussiengui, candidat à la magistrature suprême du Gabon, et ses confrères du corps médical. Dans une ambiance alliant solennité et convivialité, cette rencontre organisée autour d’un dîner a permis au candidat de présenter sa vision pour l’avenir du système de santé gabonais.

« Un monde de sorcier » : le cri du cœur d’une directrice de campagne engagée malgré elle
L’intervention de Stéphanie Iloko épouse Tchimina et directrice de campagne du candidat, a marqué les esprits par sa franchise inhabituelle dans le paysage politique. Assumant son aversion pour « ce monde de sorcier » qu’est la politique, où selon ses mots « les gens te sourient tout en voulant te tuer », elle a confié s’être engagée uniquement par devoir familial : « Je déteste ce que je fais actuellement […] mais le cœur et le sang m’y ont obligé. »

Son témoignage sur la santé fragile de son père, sauvé par les médecins de l’hôpital général, a pris une dimension particulièrement émotive lorsqu’elle a rapporté les propos du candidat : « Ce n’est pas grave si je meurs. Tout ce que je dois faire pour le Gabon est plus important. »
Sans détour, la directrice de campagne n’a pas épargné le pouvoir en place, critiquant notamment le général Oligui Nguema pour son refus de rendre le pouvoir aux civils. « Il a fait mieux que ceux avant lui, mais pourquoi ne pas transmettre le pouvoir ? », a-t-elle lancé, appelant ses compatriotes à « oublier [leur] famille » pour servir le pays.
Un diagnostic sans concession du système de santé
Dans un plaidoyer passionné, Stéphanie Tchimina a dressé un tableau alarmant du système sanitaire gabonais. « L’hôpital général, notre maison, est en train de mourir […] parce que nous avons décidé de rester loin de la politique », a-t-elle déclaré, pointant la responsabilité des professionnels de santé dans cette dégradation par leur désengagement civique.

Les inégalités entre corps de métiers ont également été dénoncées : « Ils [les militaires] ont des primes pour leurs enfants, nos enfants mangent les cailloux ? […] Pourquoi seulement les militaires ? » Une critique explicite des privilèges accordés aux forces armées au détriment du personnel soignant.
Quant à la CNAMGS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale), elle n’a pas été épargnée, notamment concernant les retards de paiement : « La CNAMGS paie 6 à 10 mois après […] ce n’est pas normal. » Évoquant toutefois le cas personnel de son frère, dont la vie a été sauvée grâce à ce système, elle a formulé un appel à sa réforme plutôt qu’à son abandon : « Nous voulons tuer la CNAMGS par nos agissements […] Nous pouvons la restaurer. »
Le SAMU Social, qualifié de « bonne chose qu’on laisse détruire » par des dirigeants incompétents, a complété ce diagnostic sans concession du système de santé gabonais.
Les quatre piliers d’un projet de société pour la santé
Prenant la parole à son tour, le Dr Stéphane Germain Iloko Boussiengui a présenté son programme articulé autour de quatre axes majeurs pour révolutionner le système sanitaire national.

La « revalorisation des métiers de la santé » constitue le premier pilier, avec des mesures concrètes comme « le recrutement à la fonction publique dès la 7e année pour les médecins » et « la revalorisation de nos salaires », répondant ainsi directement aux préoccupations de ses confrères.
Le candidat a également insisté sur l’urgence de moderniser les infrastructures hospitalières, déplorant que « nos formations sanitaires deviennent des lieux de souffrance » alors qu’elles devraient être des espaces de guérison.

Face aux problèmes chroniques d’approvisionnement en médicaments, il s’est montré catégorique : « On dit non aux envois des familles des patients hospitalisés dans les officines en pleine nuit car l’hôpital n’a rien ». Sa solution : « la mise en place de pharmacies hospitalières fonctionnelles avec le médicament remboursé par la CNAMGS ».
Enfin, le médecin-candidat s’est engagé à établir « la Couverture Santé Universelle pour tous les Gabonais », un projet ambitieux visant à garantir l’accès aux soins pour l’ensemble de la population.
« Soigner le Gabon » car « nous méritons mieux » : c’est sur cette note d’espoir que le Dr Iloko Boussiengui a conclu son intervention, recueillant l’approbation manifeste de l’assistance.
Une soirée entre convictions et célébration
Les allocutions ont été régulièrement entrecoupées par les acclamations des invités, témoignant de leur adhésion aux propositions formulées. Au-delà du contenu politique, la soirée a également célébré la culture gabonaise dans toute sa richesse.

Un orchestre a interprété un répertoire de musiques traditionnelles et modernes, rendant hommage aux grands noms comme Akendengue, Vickoss Ekondo et Ety Boula. La chanteuse Macy, figure reconnue de la scène musicale nationale, a également offert une prestation remarquée, tandis qu’un humoriste apportait une touche de légèreté à cette soirée où se mêlaient enjeux politiques et partage convivial.
Cette rencontre entre le Dr Iloko Boussiengui et ses pairs du secteur médical marque indéniablement une étape significative dans une campagne présidentielle où la santé semble s’imposer comme l’un des enjeux majeurs pour l’avenir du Gabon.
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