Longtemps considérée comme un bastion opaque de l’administration gabonaise, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) semble avoir changé de cap depuis la transition politique d’août 2023. Sous l’impulsion du nouveau Directeur général, Hugues Modeste Odjangou, nommé en janvier 2024, l’institution affiche désormais un visage de performance, de modernité et surtout de rigueur.
Avec 496,29 milliards FCFA collectés en 2024, soit 113,31 % des prévisions de la loi de finances, les douanes gabonaises ont pulvérisé les attentes. Ce résultat inédit ne relève pas du miracle : il s’agit de la conséquence directe de la fermeté dans le recouvrement, du renforcement des contrôles, mais aussi d’un certain recadrage de pratiques longtemps tolérées en interne.
À en croire des sources internes, les redéploiements opérés dans les services sensibles ont permis de tarir certaines sources de fuites fiscales. Résultat : des recettes supplémentaires de près de 60 milliards FCFA qui tombent à point nommé dans un contexte de redressement économique.
La DGDDI n’a pas seulement renfloué les caisses : elle s’est aussi modernisée. Le déploiement du système SYDONIAWorld, aujourd’hui opérationnel dans tous les bureaux centraux, a permis de digitaliser les déclarations douanières, réduisant considérablement les délais de traitement et les risques de manipulation manuelle. À cela s’ajoute l’installation de scanners nouvelle génération à l’aéroport international de Libreville, une avancée majeure dans la lutte contre les trafics illicites.
Autre fait marquant : l’intensification des contrôles sur les corridors frontaliers. Des saisies significatives ont été rapportées à Bitam et à Kye-Ossi, attestant d’une reprise en main des points de passage autrefois gangrenés par les réseaux parallèles.
Les ambitions du gouvernement ne s’arrêtent pas là. D’ici 2026, les prévisions tablent sur 488 milliards FCFA de recettes douanières, portées par la diversification des exportations (manganèse, bois transformé, etc.) et une batterie de réformes fiscales audacieuses, notamment la révision des droits de sortie sur les produits à haute valeur ajoutée.
Le gouvernement veut également agir sur la qualité des importations : l’ajustement de l’âge limite des véhicules d’occasion vise à assainir un secteur longtemps laissé à lui-même.
La question que l’on se pose est celle de savoir si la douane gabonaise est-elle un modèle ou un feu de paille ?
Certes, les chiffres sont bons. Les intentions, louables. Mais la douane gabonaise devra maintenir la cadence dans un environnement où les intérêts privés, les habitudes mafieuses et les complicités internes n’ont pas encore dit leur dernier mot.
Le pari est risqué, mais nécessaire. Si la DGDDI parvient à garder ce cap, elle pourrait bien devenir, à terme, l’une des vitrines de la gouvernance nouvelle génération que le pays appelle de ses vœux.
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