
Un incendie spectaculaire s’est déclaré ce samedi derrière l’Hôtel de la CAN, au quartier Nzeng-Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, provoquant la destruction de plusieurs habitations et plongeant les familles dans le désarroi.

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les flammes auraient pris naissance dans une maison située à l’arrière du bâtiment, de l’autre côté d’une barrière, avant de se propager rapidement aux autres habitations construites en matériaux peu résistants au feu.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux, mais leur arrivée tardive et le manque d’eau dans les camions auraient compromis l’efficacité de leur intervention, selon plusieurs témoins visiblement indignés.
« Les pompiers sont arrivés, mais leurs citernes étaient vides. C’est incompréhensible », a déploré un habitant, encore sous le choc.
Face à la violence du sinistre, ce sont finalement les habitants du quartier qui ont réussi à limiter la progression des flammes. Munis de seaux, casseroles, bassines et bidons, hommes, femmes et jeunes ont uni leurs forces pour tenter d’éteindre le feu avant qu’il ne fasse davantage de dégâts.
Grâce à cet élan de solidarité et de courage, le feu a pu être circonscrit après plusieurs minutes d’efforts.
Pour l’heure, aucun bilan humain n’a été déclaré, mais plusieurs familles se retrouvent sans abri et leurs biens complètement calcinés.
Les causes exactes de l’incendie restent encore inconnues, mais une enquête devrait être ouverte afin de déterminer l’origine du sinistre.
Ce drame relance une fois de plus la question de la gestion des urgences dans la capitale, notamment la disponibilité des moyens d’intervention des services de secours face à des catastrophes de cette ampleur.
