Centre National de Gérontologie et de Gériatrie : Entre Urgence Logistique et Appel à la Responsabilité Familiale

À l’occasion de la Journée internationale des personnes âgées initiée par les plus hautes autorités de l’État, le Centre National de Gérontologie et de Gériatrie (CNGG) a reçu la visite de la ministre des Affaires sociales. Entre remise de dons de première nécessité et visite des installations, cette rencontre a mis en lumière les défis matériels pressants de l’établissement ainsi qu’un constat alarmant : la démission progressive des familles face à la prise en charge de leurs aînés.

Screenshot 20261007 202932

Dans le cadre des actions portées sous l’impulsion du président de la République, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur des séniors, la ministre des Affaires sociales s’est rendue au CNGG afin de saluer et d’honorer les personnes âgées résidant au sein de la structure depuis plusieurs années.

 

À cette occasion, plusieurs présents ont été distribués aux pensionnaires pour améliorer leur quotidien. Elvie Rosine Munievy, Directrice générale du centre s’est particulièrement félicitée de l’apport médical reçu : « Il y a eu des kits alimentaires, il y a eu des kits d’hygiène, les couches […] mais surtout ce qui nous tient vraiment, le kit médical. On a eu des médicaments, une bonne dotation de médicaments », a souligné la responsable du centre.

Screenshot 20261007 202858

Si ces dons apportent un soulagement immédiat, ils ne masquent pas les difficultés quotidiennes auxquelles fait face l’établissement. Lors d’une visite guidée des locaux, la direction a pu exposer directement à la ministre l’ampleur des manques fonctionnels.

« La structure a vraiment beaucoup de besoins : un besoin en logistique, un besoin matériel et même un besoin alimentaire pour ces personnes du 3ᵉ âge », a précisé la directrice générale entrant, indiquant que ce tour du centre a permis à la tutelle de « toucher du doigt la problématique réelle » du CNGG.

Screenshot 20261007 203030

Au-delà des contraintes matérielles, l’établissement se heurte à une évolution sociale préoccupante. Alors que le CNGG dispose d’une capacité globale de 40 lits, il compte actuellement 19 pensionnaires permanents. Cette occupation prolongée réduit la marge de manœuvre du centre en cas de crise ou d’urgences sanitaires à accueillir de nouveaux malades.

 

Face à ce qu’elle qualifie d’érosion des traditions, la direction rappelle la vocation essentielle de la structure : « Comprenez que le centre national a une mission précise, celle d’accompagner et de soigner. Or, on a constaté que beaucoup de familles deviennent démissionnaires. Nos coutumes ne sont plus respectées »

 

Afin de préserver sa capacité de réponse médicale d’urgence et de remobiliser la solidarité intergénérationnelle, le CNGG plaide pour une prise de conscience collective. La direction exhorte les familles à maintenir leurs proches dans leur environnement familial tout en s’appuyant sur l’expertise médicale de l’établissement.

 

« Il faudrait vraiment qu’on puisse sensibiliser déjà les familles à prendre conscience de pouvoir garder leur famille à domicile et peut-être de demander les services de notre établissement au lieu de venir les déposer chez nous », a conclu la directrice générale.





Assistant Edu Gabon